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La Banque centrale sud-africaine a relevé son taux directeur de 25 points de base, à 7,25 %, avec effet au 25 septembre. L’inflation s’établit à 4,4 %, mais la SARB la voit dépasser 5 % dans les prochains mois.
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Le resserrement intervient alors que le PIB s’est contracté de 0,2 % au deuxième trimestre et que la croissance annuelle n’est plus attendue qu’à 1,2 %. La Banque centrale privilégie ainsi la maîtrise des prix, au prix de conditions de financement plus restrictives.
La Banque centrale sud-africaine resserre une nouvelle fois sa politique monétaire. Son Comité de politique monétaire a décidé, le mercredi 23 septembre, de relever à l’unanimité le taux directeur de 7 % à 7,25 %, soit une augmentation de 25 points de base. Il s’agit de la deuxième hausse de taux de l’année, après celle décidée en mai.
Cette décision répond d’abord à une détérioration des perspectives d’inflation. La hausse des prix atteint actuellement 4,4 %, mais la SARB estime qu’elle pourrait dépasser 5 % à la fin de 2026 et au début de 2027.
La Banque centrale vise désormais une inflation de 3 %, niveau auquel elle prévoit un retour vers la fin de 2027.
Le pétrole constitue l’un des principaux canaux de transmission. La SARB fait état d’une sous-récupération moyenne de 2,83 rands par litre sur l’essence, signe que les prix intérieurs doivent encore absorber une partie de la hausse des coûts internationaux.
Les services connaissent également des hausses supérieures à la cible, contrairement à l’alimentation, dont l’inflation est tombée à son plus bas niveau depuis 2010 grâce notamment aux récoltes agricoles.
Le durcissement monétaire intervient toutefois dans une économie peu dynamique. Le PIB a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre et la Banque centrale ne prévoit plus que 1,2 % de croissance sur l’ensemble de 2026.
Le mécanisme est donc délicat : relever les taux renchérit le crédit accordé aux ménages et aux entreprises et modère la demande, mais cette pression intervient au moment où l’activité manque déjà de vigueur.
La Banque centrale cherche surtout à empêcher qu’un choc initial sur les carburants se diffuse durablement dans les salaires, les services et les anticipations de prix. Les anticipations d’inflation à long terme restent proches de 4 %, au-dessus de la cible de 3 %.
Une inflation anticipée plus élevée peut inciter entreprises et salariés à intégrer des augmentations plus fortes dans leurs prix et leurs négociations salariales.
La trajectoire de taux reste cependant ouverte. Le modèle de la SARB prévoit une relative stabilité jusqu’à la fin de l’année, puis des baisses lorsque l’inflation reviendra vers 3 %.
Pour les entreprises sud-africaines, le coût du crédit restera donc élevé à court terme, alors même que l’économie tente de retrouver de la croissance.
DecryptEco | RDC & Afrique
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