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L’ANAPI et les administrations impliquées dans les réformes du climat des affaires ont consolidé, le 2 septembre 2026, le rapport définitif du Tableau numérique de suivi-évaluation des mesures « Quick Wins » du programme B-READY. Cette étape intervient après trois mois consacrés à la validation, au suivi et à l’accélération des réformes prioritaires.
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Les données B-READY 2025 montrent encore un écart important entre la qualité du cadre réglementaire congolais, noté 63,61 sur 100, et les services publics, limités à 26,56 points. L’efficacité opérationnelle atteint 46,97 points, plaçant désormais l’application concrète des réformes au centre du travail gouvernemental.
La République démocratique du Congo passe à l’évaluation de ses mesures prioritaires destinées à améliorer le climat des affaires. À l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), les administrations concernées ont examiné et consolidé, mercredi 2 septembre 2026, le rapport définitif du Tableau numérique de suivi-évaluation (TNSE) consacré aux « Quick Wins » du programme Business Ready de la Banque mondiale.
Pour Rachel Pungu Luamba, Directrice générale de l’ANAPI, l’exercice doit permettre d’identifier les réformes déjà exécutées, celles qui accusent du retard et les administrations appelées à accélérer. Elle insiste particulièrement sur l’efficacité des services publics, la vulgarisation des mesures adoptées et leur application effective auprès des entreprises.
Cette orientation répond directement aux faiblesses relevées par B-READY. En 2025, la RDC avait obtenu 63,61 points sur 100 pour son cadre réglementaire, contre seulement 26,56 pour les services publics et 46,97 pour l’efficacité opérationnelle.
Le déficit entre la règle et le service public atteint ainsi 37,05 points. Entre réglementation et efficacité réelle, l’écart demeure de 16,64 points.
La Banque mondiale construit précisément son évaluation autour de ces trois dimensions : qualité des règles, disponibilité des services publics et expérience opérationnelle des entreprises. Ses experts croisent des questionnaires techniques avec les réponses des entreprises afin de mesurer autant les textes que leur fonctionnement dans la pratique.
Les données par domaine précisent encore le diagnostic congolais.
La RDC obtenait 60,97 points dans le commerce international, mais seulement 38,39 dans la fiscalité, 39,86 dans le règlement des différends, 33,85 dans la concurrence et 27,59 dans l’insolvabilité des entreprises.
Ces écarts montrent que l’amélioration du climat des affaires reste fortement liée à la capacité administrative à transformer les dispositifs juridiques en procédures plus rapides et accessibles.
Le processus actuel a commencé le 24 juin, avec la validation de la feuille de route des « Quick Wins », dont plusieurs mesures devaient être exécutées avant septembre.
Le 29 juillet, les points focaux ont été formés au TNSE pour suivre les réformes en temps réel. Les 5 et 6 août, une première revue avait déjà permis d’identifier les administrations en retard.
La consolidation du rapport définitif ouvre donc une nouvelle phase : celle de la vérification des résultats.
La prochaine évaluation sera particulièrement suivie. B-READY 2026 doit couvrir plus de 160 économies, contre 101 dans l’édition 2025.
Pour Kinshasa, la progression recherchée ne se jouera donc pas uniquement dans l’adoption de nouvelles réformes, mais dans leur capacité à réduire concrètement les délais, les coûts et les difficultés rencontrées par les entreprises.
DecryptEco
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