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Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) présente un bilan 2025 marqué par 11,5 millions de personnes ayant bénéficié d’un accès amélioré aux services sociaux de base et 32 108 emplois locaux créés, dont 14 416 occupés par des femmes.
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L’institution indique également avoir soutenu 2,5 milliards USD d’investissements à travers des mécanismes de dialogue public-privé. Ces résultats interviennent cependant dans une économie où la pauvreté reste élevée et où les besoins annuels en emplois se comptent en millions.
Le Programme des Nations Unies pour le développement dresse le bilan de la première année de son Programme pays 2025-2029 en République démocratique du Congo.
Dans son Rapport annuel 2025, publié le 25 août 2026, le PNUD organise son intervention autour de quatre axes : les territoires, les opportunités économiques, le renforcement des institutions et la résilience des communautés.
L’institution affirme avoir cherché à rapprocher les services publics des populations tout en soutenant l’activité économique et la capacité de l’État à mieux planifier ses interventions.
Cette approche traduit un changement de méthode. Dorénavant, le PNUD ne se limite plus à financer des projets isolés. L’institution vise davantage à connecter infrastructures locales, activité économique, gouvernance et mobilisation des financements.
La difficulté, estiment les observateurs, reste de transformer ces interventions ponctuelles en services durablement pris en charge par les institutions congolaises.
Sur le volet social, 11,5 millions de personnes ont bénéficié en 2025 d’un accès amélioré aux services sociaux de base.
Sur ce segment précis, les interventions concernent notamment les infrastructures de proximité et s’inscrivent dans une logique de territorialisation du développement.
Ce résultat est important dans un pays où les disparités entre les grands centres urbains et de nombreux territoires restent profondes. À ce jour, le PNUD intervient notamment dans le Programme de développement local des 145 territoires, conçu pour renforcer les écoles, les centres de santé et les infrastructures administratives à l’intérieur du pays.
Le nombre de bénéficiaires renseigne sur l’étendue des interventions, mais pas entièrement sur leur profondeur. L’accès à une école, à un centre de santé ou à une infrastructure publique doit encore être accompagné par le personnel, les équipements, l’entretien et les moyens de fonctionnement nécessaires pour rendre le service durable.
Sur le plan économique, le PNUD fait état de 32 108 emplois locaux créés, dont 14 416 au bénéfice des femmes. L’institution affirme également avoir soutenu 2,5 milliards USD d’investissements grâce notamment aux mécanismes de dialogue public-privé.
Le chiffre de 2,5 milliards USD mérite cependant d’être distingué des dépenses propres du PNUD. La source indiqu’Il s’agit d’investissements que l’institution indique avoir contribué à soutenir ou à faciliter, notamment par le dialogue entre l’État, les organisations patronales et les investisseurs.
Le document cite notamment les collaborations avec l’ANAPI, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et d’autres acteurs privés. C’est sur l’emploi que l’écart entre les résultats obtenus et les besoins du pays apparaît le plus clairement.
La Banque mondiale estime que la RDC devrait créer entre 2 et 4 millions d’emplois par an pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et accélérer la réduction de la pauvreté.
Elle relève également que de nombreux emplois, particulièrement chez les jeunes, restent informels, précaires et faiblement rémunérés.
Dans cette optique, les 32 108 emplois annoncés par le PNUD doivent donc être replacés dans cette échelle, révèlent les experts. Pour eux, Ils constituent une contribution, mais ne peuvent à eux seuls modifier la structure du marché du travail congolais.
Le constat rejoint d’ailleurs celui dressé dans l’Examen national volontaire 2026. Malgré des progrès dans l’éducation, la santé, la protection sociale et les infrastructures de proximité, les avancées restent insuffisantes au regard des objectifs de l’Agenda 2030.
Les conflits, les inégalités territoriales, les contraintes financières et la faiblesse de certaines institutions continuent de ralentir les résultats. L’intérêt du bilan 2025 du PNUD réside ainsi moins dans l’addition des chiffres que dans leur capacité à produire des effets durables.
Pour les observateurs du développement, la prochaine étape sera de mesurer la qualité et la pérennité des emplois créés, le fonctionnement effectif des infrastructures mises à disposition des populations et la part des investissements soutenus qui se traduit réellement en activité productive, en revenus et en réduction de la pauvreté.
DecryptEco
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