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Les entreprises principales des télécommunications, des postes et du numérique devront publier leurs appels d’offres de sous-traitance sur le portail de l’ARSP. Cette centralisation doit donner aux entreprises congolaises une information plus accessible sur les marchés disponibles et élargir la concurrence.
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La mesure marque une nouvelle étape dans le rapprochement engagé entre l’ARSP et l’ARPTC en juillet. Au-delà du contrôle réglementaire, les deux institutions cherchent à faire de la sous-traitance un canal de création d’activités, d’emplois et de valeur ajoutée locale.
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) renforcent l’encadrement des marchés de sous-traitance dans les télécommunications.
Dans un communiqué conjoint daté du 17 août 2026, les deux institutions rappellent aux entreprises principales opérant dans les postes, les télécommunications et les technologies de l’information et de la communication l’obligation de publier leurs appels d’offres de sous-traitance sur le portail officiel de l’ARSP.
La mesure applique la loi n°26/017 du 30 juin 2026, qui a modifié le dispositif de 2017 sur la sous-traitance dans le secteur privé.
Parmi les évolutions introduites figure justement la centralisation numérique des appels d’offres, dans un cadre qui maintient une place prioritaire aux entreprises à capitaux majoritairement congolais.
Concrètement, le changement porte d’abord sur l’accès à l’information. Un sous-traitant éligible pourra consulter sur une même plateforme les opportunités ouvertes par les entreprises principales.
Cette visibilité réduit la dispersion des offres et facilite le positionnement des PME qui disposent des capacités nécessaires mais n’accèdent pas toujours directement aux circuits d’information des grands opérateurs.
L’ARSP et l’ARPTC veulent ainsi « garantir une plus grande transparence dans l’accès aux opportunités de sous-traitance », assurer une diffusion plus large des appels d’offres et favoriser une concurrence équitable entre les entreprises.
Une coopération engagée depuis juillet
Cette décision prolonge les discussions engagées entre les deux régulateurs quelques semaines plus tôt.
Le 21 juillet 2026, Juan Ted Beleshayi Kasanda, directeur général de l’ARSP, et Christian Katende, président du Collège de l’ARPTC, avaient tenu une séance de travail à Kinshasa.
Les deux institutions avaient notamment convenu de mieux coordonner leurs missions de contrôle, d’harmoniser l’application de la réglementation et de mettre en place une équipe technique mixte.
Elles avaient également placé l’émergence d’entrepreneurs nationaux dans les télécommunications parmi les objectifs de cette coopération.
La publication obligatoire des appels d’offres constitue ainsi une première traduction concrète de cette coordination institutionnelle.
Un levier économique pour le contenu local
Pour les analystes du contenu local, cette logique permet surtout de conserver en RDC une part plus importante des dépenses réalisées par les grands opérateurs. Les marchés de maintenance, de construction d’infrastructures, de services techniques, de logistique ou de solutions numériques peuvent ainsi alimenter davantage le tissu entrepreneurial national.
La nouvelle étape ouverte par l’ARSP et l’ARPTC relie donc transparence des marchés, concurrence et participation des entreprises congolaises.
À mesure que les appels d’offres seront rendus visibles et traçables, le secteur des télécommunications pourra aussi devenir un espace plus large de création de valeur locale.
DecryptEco
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