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Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Juan Ted Beleshayi, a échangé jeudi 13 août avec le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, sur les modalités d’application de la loi sur le contenu local.
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La réforme vise à renforcer la participation des entreprises, des compétences et de la main-d’œuvre congolaises dans les activités économiques, avec un rôle attendu de l’ARSP dans le secteur privé et de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) dans les marchés publics.
La République démocratique du Congo avance dans la mise en œuvre de sa politique de contenu local. Le Directeur général de l’ARSP, Juan Ted Beleshayi, a été reçu, le jeudi 13 août 2026, par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, pour une séance de travail consacrée notamment à l’application de la loi sur le contenu local.
La délégation de l’ARSP comprenait également son Président du Conseil d’administration, Félix Samuna, ainsi que le Directeur général adjoint, Ramazani Muarabu. Des mandataires de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) ont également pris part aux échanges.
Cette concertation traduit la volonté des autorités de rapprocher les différents acteurs appelés à intervenir dans l’application du contenu local.
L’objectif est de créer davantage d’espace économique pour les entreprises congolaises, notamment les petites et moyennes entreprises, dans les activités générées par les grands investissements et la commande publique.
Pour les PME locales, le contenu local peut constituer un levier d’accès aux marchés. Mais cette ouverture suppose également des entreprises capables de répondre aux exigences de qualité, de financement, de gouvernance et de capacité technique imposées par les donneurs d’ordre.
L’ARSP dispose déjà d’un rôle de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé. L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) intervient, de son côté, dans la régulation du système des marchés publics.
La présence des deux institutions autour du ministère de l’Entrepreneuriat traduit ainsi une volonté d’articuler les mécanismes applicables au secteur privé avec ceux de la commande publique.
Pour le Gouvernement, l’enjeu consiste désormais à faire du contenu local un outil concret de développement des entreprises nationales. Une meilleure participation des PME congolaises aux contrats peut favoriser la création d’emplois, le développement de compétences et la conservation d’une plus grande part de la valeur générée par les investissements en RDC.
La prochaine étape sera donc celle de l’application effective des dispositions prévues. C’est sur ce terrain que se mesurera la capacité de la politique de contenu local à transformer les opportunités économiques du pays en marchés, en emplois et en croissance pour les entreprises congolaises.
DecryptEco
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