-
Une rencontre organisée le 23 septembre 2026 à Bruxelles a ouvert des discussions sur un accompagnement technique et financier d’Enabel. L’IGF veut exploiter les données des administrations pour repérer les risques et mieux cibler ses missions de contrôle.
-
L’Inspection générale des finances (IGF) recherche l’appui d’Enabel pour déployer son contrôle systémique en République démocratique du Congo. Le 23 septembre 2026, à Bruxelles, son chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a présenté cette approche aux responsables de l’agence belge de développement. Celle-ci s’est dite disposée à envisager un accompagnement, dans la limite de ses possibilités.
La démarche consiste à utiliser les informations produites par les administrations et organismes contrôlés pour orienter les vérifications. L’IGF prévoit de centraliser ces données dans une base permettant leur traitement et leur analyse.
L’objectif est de repérer plus rapidement les anomalies et d’établir une cartographie des risques, c’est-à-dire un classement des opérations ou services nécessitant une attention particulière.
Cette cartographie devrait ensuite guider la programmation des missions de terrain. Les inspecteurs interviendraient ainsi sur des dossiers identifiés en amont, avec des vérifications plus précises. L’institution entend renforcer sa capacité d’anticipation et réduire les contrôles indiscriminés.
Sur le plan économique, cette méthode vise à mieux affecter les moyens du contrôle public. Concentrer les équipes sur les opérations les plus exposées peut accélérer la détection des irrégularités et limiter la dispersion des ressources. Une anomalie détectée reste toutefois un signal à vérifier, avant toute conclusion sur l’existence d’une faute.
Les travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) éclairent cette orientation. L’institution souligne que l’analyse des données peut améliorer l’évaluation des risques de fraude et de corruption.
Elle insiste aussi sur les conditions pratiques : des informations exploitables, des infrastructures adaptées et des agents formés à leur traitement. L’acquisition d’outils informatiques, à elle seule, ne suffit donc pas.
L’appui envisagé avec Enabel pourrait couvrir des besoins techniques et financiers. Les informations disponibles ne précisent cependant ni montant, ni calendrier de financement, ni convention signée. La rencontre ouvre une perspective de coopération, dont les modalités restent à définir.
Pour les finances publiques, le bénéfice attendu est concret : détecter plus tôt les opérations à risque et corriger les défaillances qui permettent aux irrégularités de se répéter. Cela suppose que les alertes produites par les données débouchent effectivement sur des vérifications et des mesures correctives.
DecryptEco | RDC & Afrique
Laisser un commentaire