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Le Gouvernement et la Banque africaine de développement ont examiné l’avancement du Pont Route-Rail Kinshasa-Brazzaville, du Corridor de Lobito et de MétroKin.
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Pour Kinshasa, le défi est désormais de convertir les études, financements et montages institutionnels déjà engagés en infrastructures effectivement opérationnelles.
La République démocratique du Congo veut accélérer le passage des grands projets d’infrastructures de la préparation à la réalisation. En effet, le vendredi 7 août 2026 à Kinshasa, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par Régis Lakoue Derant, administrateur représentant notamment les pays d’Afrique centrale.
Au centre des échanges : trois infrastructures jugées prioritaires par le Gouvernement, à savoir le Pont Route-Rail entre Kinshasa et Brazzaville, le Corridor de Lobito et MétroKin.
Selon la délégation de la BAD, l’institution entend intervenir dans le financement, les études préparatoires et l’accompagnement technique nécessaires à leur maturation.
Les trois projets ne se trouvent toutefois pas au même stade. Pour le Pont Route-Rail, la BAD finance depuis plusieurs années les études et les infrastructures connexes.
Le projet d’aménagement des accès routiers au futur pont, approuvé en décembre 2019, reste officiellement en cours, avec une date d’achèvement prévue en décembre 2027. Les études détaillées du pont proprement dit sont disponibles depuis 2016.
Le Corridor de Lobito est plus avancé dans son architecture financière internationale.
La BAD a annoncé une contribution de 500 millions USD au programme et a publié, en juin 2026, le rapport d’évaluation du projet de développement intégré du corridor. Celui-ci doit relier plus efficacement les zones minières de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito, tout en favorisant les chaînes de valeur agricoles et industrielles.
MétroKin répond, lui, à un problème économique quotidien : le coût de la congestion à Kinshasa.
Sa première phase porte sur environ 25 kilomètres entre la Gare centrale et l’aéroport international de N’Djili et s’inscrit dans un réseau projeté de 300 kilomètres.
Le développement du projet est actuellement conduit avec l’Africa Finance Corporation (AFC), tandis que le Gouvernement cherche à élargir l’accompagnement financier et technique autour de sa réalisation.
Cette pression gouvernementale sur l’exécution s’explique aussi par le poids déjà important de la BAD en RDC. Fin 2025, son portefeuille actif dépassait 1,6 milliard USD dans plusieurs secteurs, dont les transports, l’énergie et l’agriculture. Quelques mois auparavant, les transports représentaient 30,8 % des engagements actifs.
Pour Kinshasa, l’indicateur décisif ne sera donc plus seulement le volume des engagements annoncés, mais leur traduction en ouvrages. La prochaine étape à surveiller sera la sécurisation des financements définitifs, la finalisation des préalables techniques et le calendrier concret des travaux sur chacun des trois projets.
DecryptEco
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