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Afrique subsaharienne : les bénéfices des infrastructures de transport dépassent leurs coûts de plus de 22 fois (Rapport)

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  • L’Afrique subsaharienne affiche le rendement social moyen le plus élevé au monde pour les investissements dans les transports, selon la Banque mondiale.

  • Dans 97 % des pays étudiés dans la région, les infrastructures de transport présentent un potentiel de rendement supérieur à celui des investissements énergétiques.

L’investissement dans les routes, les chemins de fer et les autres réseaux de transport pourrait produire d’importants bénéfices économiques et sociaux en Afrique subsaharienne.

Selon le rapport  » Infrastructure Foundations: From Current Assets to Future Growth « , publié en 2026 par le Groupe de la Banque mondiale, les bénéfices sociaux des investissements dans les transports dépasseraient leurs coûts de plus de 22 fois dans la région. Il s’agit du ratio moyen le plus élevé parmi les régions analysées.

Ce résultat ne signifie pas qu’un dollar investi rapporte directement 22 dollars aux caisses de l’État. Le calcul intègre les effets plus larges des infrastructures sur l’économie : accès aux marchés, réduction du temps de déplacement, amélioration de la circulation des marchandises, hausse de la productivité et création de nouvelles activités.

Des réseaux encore insuffisants

La Banque mondiale explique ce potentiel par le faible niveau actuel des infrastructures de transport dans plusieurs économies africaines.

Lorsqu’un réseau routier ou ferroviaire reste limité, chaque nouvelle liaison peut connecter des zones de production aux marchés, rapprocher les populations des services essentiels et réduire les coûts supportés par les entreprises.

Le rendement social des transports tend ainsi à être plus élevé dans les pays en développement. Il diminue progressivement lorsque les réseaux deviennent plus denses et que l’ajout d’une nouvelle infrastructure apporte moins de bénéfices supplémentaires.

Dans 35 des 36 pays d’Afrique subsaharienne couverts par la comparaison sectorielle, soit 97,22 %, le ratio d’efficacité des transports est supérieur à celui de l’énergie. Ce ratio compare les bénéfices sociaux attendus d’un investissement à son coût de financement et à la dépréciation de l’infrastructure. Lorsqu’il dépasse 1, les bénéfices estimés sont supérieurs aux coûts.

Investir sans négliger l’énergie

Le rapport ne recommande toutefois pas de concentrer toutes les ressources sur les transports. Les auteurs estiment qu’une répartition équilibrée des investissements entre les routes, l’électricité et les infrastructures numériques produit généralement de meilleurs résultats qu’une stratégie limitée à un seul secteur.

Une route devient, par exemple, plus productive lorsqu’elle dessert une zone alimentée en électricité et connectée aux réseaux numériques. Cette complémentarité peut renforcer les échanges, la logistique et le développement des entreprises.

Pour la Banque mondiale, la concrétisation de ces bénéfices exige aussi une sélection rigoureuse des projets, une maîtrise des coûts de construction et de meilleures conditions de financement. Un projet présentant un fort potentiel économique peut perdre une partie de son intérêt lorsque les travaux sont trop coûteux, mal exécutés ou financés à des taux élevés.

DecryptEco

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