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Le Gouvernement lance, ce jeudi 16 juillet à Bumba, dans la province de la Mongala, le projet « Riz Bumba, Loso na Biso », destiné à relancer durablement la production nationale de riz. Le programme prévoit d’accompagner près de 30 000 producteurs, de créer sept unités de transformation et d’atteindre une production de 250 000 tonnes de riz d’ici à 2030.
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Le projet ambitionne de structurer une véritable chaîne de valeur intégrée, de la semence jusqu’à la commercialisation. Pour les spécialistes du secteur, l’enjeu est autant économique qu’alimentaire : réduire les importations, renforcer les revenus des producteurs et développer une industrie locale de transformation.
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo procédera, ce jeudi 16 juillet à Bumba, au lancement officiel du projet « Riz Bumba, Loso na Biso », une initiative portée par le ministère de l’Économie nationale avec l’appui financier du Fonds de régulation économique (FOREC). La mise en œuvre sera assurée par la Société Rizicole de Bumba (SRB), filiale de Plantations et Huileries du Congo (PHC).
Ce lancement concrétise un processus engagé en octobre 2025 à l’issue d’une mission de terrain conduite à Bumba, dans la province de Mongala.
Les consultations avec les producteurs, les opérateurs économiques, les autorités locales et la société civile avaient identifié la relance de la riziculture comme une priorité afin d’accroître la production nationale et de réduire la dépendance du pays aux importations de riz.
Une approche intégrée de la chaîne de valeur
Le projet repose sur une coordination entre plusieurs ministères. L’Agriculture assurera la certification des semences et l’encadrement technique des producteurs. Le Développement rural accompagnera la réhabilitation des routes de desserte agricole, tandis que les Infrastructures veilleront au contrôle technique des travaux routiers afin de faciliter l’évacuation des récoltes.
Déployé entre 2026 et 2030, le programme prévoit l’accompagnement de près de 30 000 producteurs, la création de sept unités de transformation, ainsi qu’une production annuelle cible de 250 000 tonnes de riz à l’horizon 2030. Les autorités souhaitent également que 40 % des bénéficiaires directs soient des femmes et 35 % des jeunes, avec l’objectif de soutenir l’entrepreneuriat rural et la création d’emplois.
Une réponse à la dépendance alimentaire
Pour les économistes agricoles, la réussite du projet dépendra moins des objectifs de production que de la capacité à organiser durablement l’ensemble de la filière. Les expériences africaines montrent que les gains de productivité ne produisent des effets durables que lorsqu’ils s’accompagnent d’un accès aux semences améliorées, aux infrastructures de transport, aux unités de transformation, au financement et à des débouchés commerciaux stables.
Les spécialistes estiment également que la création d’une filière rizicole intégrée pourrait réduire progressivement les importations de riz, renforcer la sécurité alimentaire, stabiliser une partie de l’approvisionnement du marché intérieur et générer davantage de valeur ajoutée en milieu rural.
Selon les projections du Gouvernement, le projet pourrait entraîner une hausse de 20 à 25 % des revenus des producteurs et créer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects grâce au développement des activités de transformation et de commercialisation.
DecryptEco
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