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Le ministère du Commerce extérieur et la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont engagé un dialogue structuré visant à améliorer la compétitivité des entreprises à travers une plus grande transparence fiscale, la digitalisation des procédures commerciales et une meilleure valorisation des accords commerciaux internationaux. Les deux parties ont convenu d’institutionnaliser des mécanismes de suivi des réformes.
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La démarche traduit une évolution de l’approche des autorités : l’amélioration du rendement fiscal ne repose plus uniquement sur le niveau des prélèvements, mais également sur la qualité de l’administration, la sécurité juridique des opérateurs et la fluidité des échanges commerciaux.
La fiscalité n’est plus uniquement un instrument de mobilisation des recettes publiques. Dans les économies en quête d’investissements, elle constitue désormais un indicateur de sécurité juridique et de compétitivité. C’est dans cette logique que s’inscrit la rencontre tenue jeudi à Kinshasa entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et une délégation de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), conduite par son président Robert Malumba Kalombo.
Les échanges ont porté sur plusieurs réformes considérées comme déterminantes pour l’environnement des affaires : la digitalisation des procédures d’importation et d’exportation, le renforcement de la diplomatie commerciale, une meilleure exploitation des accords commerciaux conclus par la RDC, la modernisation de l’Office congolais de contrôle (OCC) ainsi que le développement de dispositifs de protection de la production nationale.
Au cœur des discussions, la fiscalité a occupé une place particulière. Les opérateurs économiques ont insisté sur la nécessité d’un système davantage fondé sur la prévisibilité des règles, la transparence des prélèvements et la simplification des procédures administratives.
Pour les entreprises, la visibilité sur les obligations fiscales constitue un facteur essentiel dans la planification des investissements, la gestion de la trésorerie et l’évaluation des risques.
À l’inverse, la multiplication des prélèvements, leur faible lisibilité ou les divergences d’interprétation entre administrations entretiennent des coûts de conformité qui pèsent directement sur la compétitivité.
Cette orientation rejoint les efforts engagés par les autorités pour moderniser l’administration fiscale à travers la numérisation des procédures, le renforcement de la traçabilité des opérations et l’élargissement de l’assiette fiscale.
Dans ce schéma, l’amélioration du rendement des recettes repose davantage sur une meilleure conformité fiscale et sur la réduction des pertes que sur l’introduction de nouvelles charges.
Selon les dernières estimations des institutions financières internationales, le ratio des recettes fiscales demeure inférieur au potentiel économique du pays, laissant apparaître d’importantes marges de progression grâce à la formalisation de l’économie, à l’amélioration du civisme fiscal et à la modernisation des administrations concernées.
Cette approche s’inscrit dans les standards observés dans plusieurs économies africaines engagées dans des réformes de gouvernance fiscale.
Les deux parties ont également convenu d’organiser deux évaluations conjointes chaque année afin de mesurer l’état d’avancement des réformes et d’associer plus étroitement le secteur privé à l’élaboration des projets de loi de finances.
Ce mécanisme vise à renforcer la concertation entre l’administration et les entreprises sur les mesures susceptibles d’affecter le commerce extérieur, l’investissement et la compétitivité de l’économie congolaise
DecryptEco
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