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RDC : avec 63,61 points en 2025, le gouvernement accélère sa préparation à l’évaluation B-READY de la Banque mondiale

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La République démocratique du Congo a obtenu un score de 63,61 points pour le pilier relatif au cadre réglementaire dans l’évaluation Business Ready (B-READY) 2025 de la Banque mondiale. Ce résultat, supérieur à celui de plusieurs économies comparables, traduit les progrès réalisés dans la modernisation du cadre juridique des affaires.

 Le gouvernement entend désormais transformer ces avancées réglementaires en résultats concrets. Une feuille de route composée de mesures prioritaires, dites « quick wins », devra être exécutée avant le 1er septembre 2026, date de clôture de la collecte des données de la Banque mondiale.

Le gouvernement congolais veut améliorer la position de la RDC dans le nouvel indicateur Business Ready (B-READY) de la Banque mondiale, appelé à remplacer l’ancien classement Doing Business.

La question a été examinée lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 10 juillet 2026, où le vice-Premier ministre, ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a présenté l’état d’avancement du dossier.

Un score encourageant, mais des défis persistants

S’appuyant sur les résultats de l’évaluation 2025, le ministre a indiqué que la RDC a obtenu 63,61 points pour le pilier consacré au cadre réglementaire.

Ce niveau est supérieur à celui enregistré par plusieurs économies comparables et reflète les efforts engagés pour moderniser les textes qui encadrent l’activité économique.

Pour autant, le gouvernement reconnaît que les défis ne se situent plus uniquement au niveau des lois.

Selon Guylain Nyembo, l’amélioration des performances passera surtout par l’application effective des textes existants et par une meilleure qualité des services rendus par les administrations publiques.

Des « quick wins » avant le 1er septembre

Afin de mieux préparer l’évaluation de 2026, le comité de pilotage du groupe thématique a validé une feuille de route regroupant plusieurs actions prioritaires à effet rapide, qualifiées de « quick wins ».

Ces mesures devront être mises en œuvre avant le 1er septembre 2026, échéance retenue par la Banque mondiale pour la clôture de la collecte des données.

Concrètement, cette feuille de route vise à améliorer les pratiques administratives, à renforcer la qualité des prestations offertes par les services publics et à rendre les informations destinées aux usagers plus accessibles et plus fiables.

Guylain Nyembo a également appelé l’ensemble des membres du gouvernement à se mobiliser autour de cette démarche afin d’améliorer le positionnement international de la RDC dans l’évaluation B-READY, de renforcer la confiance des investisseurs, de soutenir le développement du secteur privé et d’accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale.

Une réforme centrée sur les résultats

Pour les spécialistes des politiques publiques et du climat des affaires, l’approche de B-READY marque une évolution importante par rapport à l’ancien Doing Business. Là où ce dernier évaluait principalement les textes et les procédures, le nouvel indicateur accorde une place plus importante à l’efficacité réelle de leur mise en œuvre et à la qualité des services effectivement reçus par les entreprises.

́Dans cette perspective, la capacité de l’administration à appliquer les réformes de manière cohérente pèsera autant que l’adoption de nouveaux dispositifs juridiques. Pour la RDC, l’enjeu est donc moins de produire de nouvelles réformes que de démontrer que celles déjà engagées fonctionnent concrètement au bénéfice des opérateurs économiques.

Il sied de préciser que Business Ready (B-READY), anciennement Doing Business, est le nouvel outil de référence de la Banque mondiale pour évaluer le climat des affaires et de l’investissement.

Il vise à mesurer la qualité du cadre réglementaire, l’efficacité des services publics et les conditions concrètes dans lesquelles les entreprises créent, développent ou cessent leurs activités.

À travers cette évaluation, la Banque mondiale positionne la capacité de chaque pays à offrir un environnement favorable au développement du secteur privé, à l’investissement et à la création d’emplois, sur la base de critères plus équilibrés que ceux de l’ancien dispositif.

DecryptEco

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