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Plus de 500 créances échues représentent un encours supérieur à 300 millions USD, réduisant les capacités de financement du Fonds de promotion de l’industrie (FPI).
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Lors de la 93ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a chargé les ministres de l’Industrie et de la Justice d’élaborer un plan renforcé afin d’accélérer le recouvrement de ces créances.
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, veut replacer le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) au centre de la politique nationale d’industrialisation.
Face à un portefeuille grevé par plus de 500 créances échues et impayées, représentant un encours supérieur à 300 millions de dollars américains, le Chef de l’État a ordonné le renforcement du dispositif de recouvrement afin de restaurer les capacités financières de cet établissement public.
Cette décision figure dans le compte rendu de la 93ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 26 juin 2026.
Le FPI est considéré par les autorités comme l’un des principaux instruments de financement de la politique nationale d’industrialisation.
Il est appelé à soutenir la création, la modernisation et l’expansion du tissu industriel afin de renforcer l’autonomie productive du pays, créer des emplois et réduire la dépendance vis-à-vis des importations.
Selon le Chef de l’État, l’accumulation de ces créances prive le Fonds de ressources importantes, limite son intervention dans le financement de nouveaux projets industriels et freine la transformation économique du pays.
Félix Tshisekedi estime que, dans le contexte actuel de diversification économique et de promotion de la transformation locale des matières premières, chaque dollar récupéré devra être réinvesti au service de l’industrialisation nationale et de la prospérité collective.
Félix Tshisekedi a salué les initiatives déjà engagées par le FPI pour obtenir le concours des juridictions compétentes en vue d’accélérer le recouvrement des créances et d’assurer l’exécution des obligations contractuelles des bénéficiaires des crédits accordés.
Afin d’intensifier cette démarche, le ministre d’État, ministre de l’Industrie ad intérim, a été instruit d’élaborer, en collaboration avec le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, un plan renforcé de recouvrement destiné à accélérer la récupération effective des sommes dues, dans le strict respect de la loi, des engagements contractuels et des intérêts supérieurs de la Nation.
Cette instruction présidentielle marque une nouvelle étape dans la stratégie d’assainissement du portefeuille du FPI.
Dès avril 2026, le Gouvernement avait déjà examiné la question des quelque 300 millions USD de créances en souffrance et plaidé pour un dispositif exceptionnel de recouvrement.
Pour les finances du FPI, le recyclage de ces ressources permettrait de financer de nouveaux projets industriels sans solliciter des financements additionnels, tout en améliorant la rotation des capitaux destinés à l’investissement productif.
La réussite de cette opération dépendra toutefois de la capacité des juridictions à faire exécuter les contrats dans des délais compatibles avec les besoins de financement de l’économie.
Au-delà des 300 millions USD à recouvrer, c’est aussi la crédibilité du principal outil public de financement de l’industrie congolaise qui se joue, estime un expert du secteur.
DecryptEco
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