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Le Gouvernement a lancé le Centre de services partagés du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP), une plateforme numérique destinée à automatiser les procédures de passation des marchés et à renforcer leur transparence.
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Plus de 500 plans de passation des marchés et plus de 170 avis d’appel d’offres ont déjà été traités via le système, qui ambitionne désormais de devenir la base nationale des données sur la commande publique.
Le Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a procédé, le jeudi 25 juin 2026, au lancement officiel des activités du Centre de services partagés du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP), une plateforme numérique appelée à transformer la manière dont les marchés publics sont préparés, attribués et suivis en République démocratique du Congo.
Installé au ministère du Budget, ce centre constitue l’interface technique du SIGMAP.
Il accompagnera les administrations publiques dans l’utilisation de cet outil qui permet d’automatiser les procédures de passation des marchés, de réduire les délais de traitement des dossiers, d’assurer leur traçabilité et de produire automatiquement des statistiques utiles au pilotage de la commande publique.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Adolphe Muzito a rappelé que cette réforme concrétise une vision portée depuis 2022 par le Président de la République et mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa.
« Cette réforme vise à garantir une gestion efficiente des ressources publiques, à renforcer la transparence dans les procédures de passation des marchés et à accroître la confiance des citoyens, des opérateurs économiques et des partenaires dans les institutions de la République démocratique du Congo », a déclaré le Vice-premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito.
Le ministre a également insisté sur le rôle stratégique du système dans la transformation de l’administration publique.
« Le SIGMAP représente bien plus qu’une plateforme numérique. Il constitue un véritable pôle de transformation administrative permettant de digitaliser les cycles de passation, du contrôle et du suivi des marchés publics », a-t-il souligné.
Les premiers résultats traduisent déjà la montée en puissance de cette réforme.
À ce jour, plus de 500 plans de passation des marchés ont été enregistrés et traités automatiquement, tandis que plus de 170 avis d’appel d’offres ont été publiés via la plateforme.
Le Gouvernement entend désormais constituer une base de données nationale fiable des marchés publics afin d’améliorer le contrôle des dépenses de l’État et le suivi des procédures.
Partenaire technique et financier de cette réforme, la Banque mondiale estime que le SIGMAP constitue un levier important pour améliorer la gouvernance publique.
L’institution rappelle que « les marchés publics représentent une part significative des dépenses de l’État. Bien gérés, ils deviennent un levier puissant pour la croissance économique, l’amélioration des services publics et la participation du secteur privé au développement national ». Elle prévient toutefois que « lorsque les marchés publics sont marqués par l’opacité et l’inefficacité, ils limitent la bonne utilisation des ressources publiques et réduisent l’impact des politiques publiques au profit des citoyens ».
Au-delà de la dématérialisation, le SIGMAP devrait contribuer à raccourcir les délais de traitement des marchés, limiter les interventions manuelles, améliorer la qualité des données publiques et renforcer la discipline budgétaire.
La plateforme pourrait également faciliter les contrôles des organes de supervision, améliorer la planification des dépenses publiques et offrir aux décideurs des indicateurs plus fiables pour orienter les politiques budgétaires.
Les spécialistes des finances publiques saluent cette orientation vers une commande publique plus numérique, plus transparente et davantage fondée sur les données.
Ils rappellent néanmoins que le succès de la réforme dépendra moins de la technologie que de sa mise en œuvre effective.
Selon eux, l’un des principaux défis sera d’assurer un mécanisme permanent de suivi-évaluation, garantissant que toutes les institutions utilisent effectivement le système, que les données restent fiables et que les gains attendus en matière de transparence, de réduction des délais et d’efficacité budgétaire puissent être mesurés dans le temps.
DecryptEco
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