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Le Mozambique vient de créer une Banque nationale de développement dotée d’un capital initial de 501 millions de dollars afin de financer les projets stratégiques et renforcer les capacités d’investissement de l’économie.
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Cette initiative intervient alors que le pays fait face à des tensions budgétaires croissantes, à un accès limité au financement pour les PME et à une hausse marquée de la pauvreté au cours de la dernière décennie.
Le président mozambicain, Daniel Chapo, a promulgué, le lundi 15 juin 2026, une loi créant la Banque nationale de développement, une nouvelle institution financière appelée à jouer un rôle central dans le financement des projets prioritaires du pays.
Dotée d’un capital social d’environ 32 milliards de meticais, soit près de 501 millions de dollars, cette banque aura pour mission de mobiliser des ressources, structurer les investissements et accompagner les secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation économique du Mozambique.
L’objectif est de combler une faiblesse récurrente de nombreuses économies africaines : le manque de financements de long terme pour les infrastructures, l’industrie, l’agriculture et les petites et moyennes entreprises.
La création de cet établissement intervient dans un contexte économique délicat.
Le Mozambique fait face à des conditions de financement plus difficiles sur les marchés, tandis que les arriérés liés au service de la dette représentaient déjà 1,3 % du PIB à fin 2025.
Les troubles sociaux ayant suivi les élections de 2024 ont également pesé sur l’activité économique, provoquant des fermetures d’entreprises et un ralentissement de plusieurs secteurs.
Dans le même temps, le taux de pauvreté est passé de 48,4 % en 2014-2015 à 62,9 % en 2022, selon les données de la Banque mondiale, illustrant les défis sociaux auxquels le pays reste confronté.
Pour les experts, cette nouvelle banque de développement constitue avant tout un outil de politique économique destiné à orienter davantage de capitaux vers les investissements productifs.
Son succès serait toutefois étroitement lié à sa capacité à mobiliser durablement des ressources, à financer des projets rentables et à maintenir une gouvernance rigoureuse.
Dans plusieurs pays africains, les banques publiques de développement ont permis d’accélérer la réalisation d’infrastructures et de soutenir les entreprises locales, mais leur efficacité repose généralement sur une gestion prudente et une sélection rigoureuse des projets financés.
DecryptEco
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