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RDC : le gouvernement ambitionne de porter la pression fiscale à 17 % d’ici 2035

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  • Le gouvernement prévoit d’augmenter progressivement la pression fiscale afin de la porter à 17 % à l’horizon 2035 contre 12,5 % attendus en 2026.

  • Cette stratégie vise à renforcer les capacités financières de l’État pour financer la sécurité, les infrastructures et les politiques sociales.

Le gouvernement congolais entend poursuivre la mobilisation des recettes publiques afin d’accroître durablement ses marges de manœuvre budgétaires. Cette orientation figure parmi les principaux axes du projet de loi de finances rectificative 2026 présenté devant l’Assemblée nationale par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito.

Selon AdolpheMuzito, la politique budgétaire envisagée consiste à relever progressivement la pression fiscale pour atteindre 17 % à l’horizon 2035. Un objectif qui s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’autonomie financière de l’État et de soutenir les ambitions de développement du pays.

« La politique budgétaire préconisée à travers ce projet de loi consiste à relever progressivement la pression fiscale pour la porter à 17 % à l’horizon 2035, en vue de rapprocher la RDC du groupe des pays à revenu intermédiaire », a déclaré Adolphe Muzito devant les députés nationaux.

Le gouvernement estime que cette progression permettra de dégager davantage de ressources internes pour financer les priorités nationales.

Parmi celles-ci figurent notamment les dépenses liées à la sécurisation du territoire, la construction des infrastructures économiques et sociales ainsi que l’amélioration des conditions de vie de la population.

Dans le cadre du collectif budgétaire 2026, la pression fiscale est projetée à 12,5 %, contre 12,3 % dans la loi de finances initiale. Pour les experts, l’atteinte de l’objectif de 17 % dépendra autant de l’élargissement de l’assiette fiscale que de la poursuite des réformes destinées à améliorer le civisme fiscal, la digitalisation des régies financières et la lutte contre la fraude.

Cette orientation traduit la volonté du gouvernement de faire de la mobilisation des ressources internes l’un des principaux leviers du financement du développement au cours de la prochaine décennie.

DecryptEco

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