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RDC : André Wameso présente la stabilité macroéconomique comme levier durable de mobilisation des recettes publiques

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  • Le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki, a défendu le rôle central de la stabilité macroéconomique dans l’amélioration durable des finances publiques.

  • Intervenant aux Journées scientifiques de Kinshasa, il a mis en avant les progrès réalisés dans la lutte contre l’inflation et les réformes engagées pour renforcer la résilience de l’économie congolaise.

Dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles marges budgétaires pour financer les ambitions de développement de la République démocratique du Congo, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, a défendu une vision élargie de la mobilisation des recettes publiques, fondée sur la consolidation des équilibres macroéconomiques.

S’exprimant le 16 juin 2026 au Palais du Peuple, à l’occasion de la deuxième édition des Journées scientifiques de Kinshasa organisées par l’Assemblée nationale sous le thème « Accroissement des recettes de l’État : innovations, stratégies et résultats », le patron de la BCC a mis en lumière l’interdépendance entre stabilité économique et performance des finances publiques.

Selon lui, l’efficacité de la mobilisation des ressources internes ne saurait être réduite aux seules réformes fiscales ou au renforcement des mécanismes de contrôle. Elle dépend également de la capacité des institutions économiques à préserver un environnement caractérisé par une inflation maîtrisée, une relative stabilité du taux de change et un niveau adéquat de réserves internationales.

« La stabilité macroéconomique constitue un actif stratégique pour l’État », a-t-il soutenu en substance, soulignant qu’un cadre économique prévisible favorise l’investissement, stimule la production et élargit mécaniquement l’assiette fiscale. À l’inverse, les déséquilibres monétaires et les tensions inflationnistes tendent à éroder le pouvoir d’achat, à freiner l’activité économique et, par ricochet, à affaiblir la capacité de l’État à mobiliser durablement ses recettes.

Le gouverneur a notamment rappelé les avancées enregistrées par la RDC dans la maîtrise de l’inflation après les perturbations provoquées par les crises internationales successives et les fortes pressions observées sur le marché des changes. Ces résultats, a-t-il indiqué, ont contribué à restaurer progressivement la confiance des acteurs économiques tout en renforçant la résilience du cadre macroéconomique national.

Au-delà du diagnostic, André Wameso a présenté les principales réformes monétaires et budgétaires mises en œuvre afin de consolider ces acquis. Ces mesures visent notamment à accroître la capacité de l’économie congolaise à absorber les chocs externes, particulièrement ceux liés à la volatilité des cours des matières premières, dont dépend une part importante des recettes publiques du pays.

Cette intervention s’inscrit dans une approche de long terme selon laquelle la soutenabilité des finances publiques repose autant sur la qualité de la gouvernance économique que sur les performances de l’administration fiscale. Dans cette perspective, la stabilité macroéconomique apparaît non seulement comme un objectif de politique monétaire, mais également comme un instrument essentiel de renforcement des capacités financières de l’État.

À travers cette intervention, le gouverneur de la Banque centrale réaffirme ainsi qu’une croissance durable, inclusive et génératrice de recettes publiques exige avant tout un environnement économique stable, capable de stimuler l’investissement, de soutenir la création de richesse et d’élargir progressivement la base fiscale nationale.

DecryptEco

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