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218 inspecteurs des finances ont été déployés dans près de 200 entités publiques et privées dans le cadre de la deuxième vague des missions de contrôle de l’exercice 2026.
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L’opération vise notamment à auditer les revenus miniers, renforcer leur traçabilité et améliorer la mobilisation des recettes publiques.
L’audit des revenus miniers entre dans sa phase opérationnelle. L’Inspection générale des finances (IGF) a procédé, le jeudi 4 juin 2026, au déploiement de 118 inspecteurs des finances à travers le pays dans le cadre de la deuxième vague des missions de contrôle de l’exercice 2026.
L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de lancement présidée par l’Inspecteur général des finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, au siège de l’institution.
Les équipes sont appelées à intervenir dans près de 200 structures publiques et privées afin de conduire plusieurs missions de vérification portant notamment sur les revenus miniers, l’encadrement des recettes publiques, l’état liquidatif de la paie des agents de l’État ainsi que la gestion du patrimoine public.
Cette opération s’inscrit dans le prolongement des résolutions de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres du 24 avril dernier.
Lors de cette réunion, le Président Félix Tshisekedi avait relevé le décalage persistant entre les performances de la production minière et les recettes effectivement captées par les finances publiques.
Le chef de l’État avait ainsi instruit le Gouvernement de lancer un audit exhaustif portant sur le rapatriement des recettes d’exportation, la gouvernance des joint-ventures minières et la gestion des actifs détenus par l’État dans le secteur extractif.
Selon le gouvernement, la République démocratique du Congo a exporté plus de 3,4 millions de tonnes de cuivre en 2025, après avoir atteint 3,1 millions de tonnes de cuivre et environ 220.000 tonnes de cobalt en 2024.
Cependant, malgré ces performances historiques, les autorités estiment que la chaîne de captation des revenus demeure insuffisamment efficace, notamment entre l’exportation des minerais, le rapatriement des devises et l’encaissement effectif des recettes publiques.
Les investigations de l’IGF devront ainsi permettre d’identifier les éventuels manquements dans les mécanismes de déclaration, de perception et de traçabilité des revenus miniers.
Elles devront également évaluer les recettes qui pourraient échapper au Trésor public et proposer des mesures de redressement destinées à améliorer le rendement des ressources issues du secteur extractif.
Pour les spécialistes des finances publiques, cette démarche répond à un impératif de gouvernance dans un secteur qui représente l’une des principales sources de devises et de recettes budgétaires du pays.
L’amélioration du suivi des flux financiers miniers pourrait contribuer à renforcer les ressources internes de l’État, à soutenir les investissements publics et à consolider les réserves de change.
Plusieurs analyses relayées ces derniers mois soulignent également la nécessité d’améliorer la transparence dans la gestion des partenariats miniers, du rapatriement des recettes d’exportation et de la représentation de l’État dans certaines coentreprises du secteur.
Les autorités considèrent que ces réformes constituent un levier important pour accroître les retombées économiques de l’exploitation minière au profit des finances publiques.
Avant le départ des équipes sur le terrain, Christophe Bitasimwa Bahii a appelé les inspecteurs au respect des principes d’indépendance, d’impartialité et d’objectivité dans l’exécution de leurs missions.
Les rapports attendus de cette campagne de contrôle devraient alimenter les décisions du Gouvernement en matière de gouvernance minière et de mobilisation des recettes publiques.
DecryptEco
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