- La RDC met en place un nouveau mécanisme de recrutement compétitif pour désigner les mandataires publics à la tête de plusieurs entreprises stratégiques de l’État.
- À travers cette réforme, le gouvernement veut renforcer la transparence, la méritocratie et la crédibilité dans la gouvernance des sociétés publiques congolaises.
Le gouvernement congolais engage une nouvelle réforme dans la gestion des entreprises publiques. Dans un arrêté ministériel daté du 11 avril 2026, la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a instauré un processus compétitif de sélection des mandataires publics dans quinze entreprises du portefeuille de l’État.
Le dispositif concerne plusieurs entreprises stratégiques, parmi lesquelles la Gécamines, la SNEL, la REGIDESO, la RVA, la SCTP, la SNCC, la SONAHYDROC, la CADECO ou encore la SONAS. Selon le ministère du Portefeuille, cette réforme vise à améliorer l’efficacité, la transparence et l’intégrité dans la gestion des entreprises publiques.
Le texte prévoit désormais un appel public à candidatures comme procédure de droit commun. Les postulants devront notamment démontrer une expérience confirmée dans leur secteur, disposer d’une réputation professionnelle irréprochable et ne pas avoir fait l’objet de condamnations liées à la corruption, au détournement des deniers publics, au blanchiment des capitaux ou à d’autres infractions financières graves.
L’arrêté impose également plusieurs critères complémentaires, notamment la maîtrise du français, des outils informatiques de base ainsi qu’une limite d’âge fixée à 70 ans. Les candidats devront aussi être de nationalité congolaise et justifier d’une bonne moralité.
Le processus de sélection comprendra quatre principales étapes : l’appel à candidatures, la qualification des dossiers, les tests techniques et l’établissement d’un classement final des meilleurs profils. Un Comité de Recrutement des Mandataires Publics, placé sous l’autorité du ministère du Portefeuille, supervisera les évaluations avec l’appui éventuel d’un cabinet de consultants spécialisé.
À l’issue des évaluations, les trois meilleurs candidats pour chaque poste seront proposés au Président de la République en vue d’une nomination par ordonnance présidentielle. Les profils non retenus pourront être conservés dans une banque de données destinée à de futures désignations.
Cette réforme intervient dans un contexte où les autorités congolaises cherchent à améliorer la gouvernance des entreprises publiques, souvent critiquées pour leur faible performance, les interférences politiques dans les nominations et les problèmes récurrents de gestion. Le gouvernement espère ainsi renforcer la crédibilité des entreprises du portefeuille de l’État auprès des partenaires économiques et financiers.
DecryptEco
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