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Les États-Unis auraient obtenu une garantie de stabilité fiscale de dix ans sur plusieurs projets de cuivre, de cobalt et de lithium en RDC, en contrepartie d’investissements et d’engagements liés à la transformation locale.
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KoBold Metals, soutenu par Bill Gates et Jeff Bezos, négocie son entrée sur le projet de lithium de Manono, tandis que les débats se multiplient sur les retombées réelles de ces accords pour l’économie congolaise.
Les discussions engagées entre la République démocratique du Congo et les États-Unis autour des minerais critiques prennent progressivement forme et pourraient redessiner une partie des équilibres géoéconomiques liés à la transition énergétique mondiale.
Selon plusieurs informations relayées dans les milieux économiques, Washington aurait obtenu de Kinshasa une garantie de stabilité fiscale de dix ans pour les entreprises américaines engagées dans des projets de cuivre, de cobalt et de lithium. En échange, les partenaires américains devraient contribuer à mobiliser de nouveaux investissements et soutenir la transformation locale d’une partie des ressources extraites.
Cette évolution intervient alors que la RDC occupe une place centrale sur le marché mondial des minerais stratégiques. Le pays assure plus de 70 % de la production mondiale de cobalt et figure parmi les principaux producteurs de cuivre, deux métaux indispensables à l’industrie des batteries et des véhicules électriques.
Le symbole le plus visible de ce rapprochement est l’intérêt manifesté par KoBold Metals pour le gisement de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika. Soutenue notamment par Bill Gates et Jeff Bezos, l’entreprise américaine négocie son arrivée sur ce projet considéré comme l’un des plus importants gisements de lithium au monde, avec des ressources estimées à plus de 400 millions de tonnes de minerai.
Les discussions s’inscrivent également dans un contexte de rivalité stratégique croissante entre les États-Unis et la Chine pour le contrôle des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Pour Washington, il s’agit de réduire sa dépendance aux chaînes de valeur dominées par les groupes chinois dans les secteurs du cobalt, du lithium et des batteries.
Du côté congolais, les autorités espèrent attirer davantage d’investissements directs étrangers et accélérer la montée en puissance d’une industrie minière à plus forte valeur ajoutée.
Toutefois, plusieurs organisations de la société civile et observateurs du secteur appellent à davantage de transparence sur les engagements conclus. Les interrogations portent notamment sur les avantages consentis aux investisseurs, la protection des intérêts de l’État ainsi que les garanties réelles en matière de transformation locale.
Pour plusieurs analystes, la question essentielle reste désormais de savoir si cette nouvelle dynamique permettra à la RDC de capter une part plus importante de la valeur créée par ses ressources minières ou si l’essentiel de cette richesse continuera d’être exporté sous forme brute vers les grands centres industriels mondiaux.
DecryptEco
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