Selon Digital Business Africa, Airtel Africa a conclu un partenariat stratégique avec Nokia pour déployer une nouvelle génération de fibre optique capable d’atteindre 38 Tbps. Présenté à AfricaCom 2025, ce réseau reliera les principaux câbles sous-marins, dont 2Africa, aux dorsales terrestres du continent. L’ambition est claire : accroître la capacité de transport de données et sécuriser les infrastructures numériques dans un contexte de demande croissante.
Au-delà de la performance technique, le projet ouvre une nouvelle phase pour les économies africaines. La maîtrise de la connectivité devient un déterminant central de compétitivité, à mesure que les services cloud, les plateformes financières, l’intelligence artificielle et les administrations digitalisées occupent une place croissante. En renforçant la vitesse, la résilience et la sécurité du trafic, Airtel et Nokia posent les bases d’une infrastructure critique dont dépendra la productivité des entreprises, la qualité des services publics et l’attractivité des environnements d’affaires.
Pour les États, les entreprises et les investisseurs privés, cette montée en capacité représente bien plus qu’un progrès technique. Elle conditionne l’émergence de véritables hubs numériques régionaux, l’essor des data centers et la réduction du coût du haut débit.
Dans un continent où la croissance économique sera de plus en plus portée par l’économie de la donnée, ce projet marque un déplacement important des équilibres, en dotant plusieurs marchés africains des fondations nécessaires à une transformation numérique durable.
DecryptEco
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