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La Directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz-Moto, a participé, le jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, à l’Assemblée générale ordinaire de l’Association congolaise pour les énergies renouvelables et décentralisées (ACERD).
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Cette rencontre intervient alors que la RDC ambitionne de porter son taux d’accès à l’électricité de 21,5 % à 62 % d’ici 2030, notamment grâce aux investissements privés et aux solutions énergétiques décentralisées.
Le développement des énergies renouvelables en République démocratique du Congo (RDC) nécessite une coopération étroite entre les institutions chargées de la réglementation et les entreprises appelées à investir dans la production et la distribution d’électricité.
C’est dans cette perspective que la Directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Soraya Aziz-Moto, a pris part, le jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, à l’Assemblée générale ordinaire de l’Association congolaise pour les énergies renouvelables et décentralisées (ACERD).

Cette participation s’inscrit dans le dialogue entre le régulateur et les opérateurs privés sur les conditions nécessaires au développement d’un marché énergétique capable de répondre aux besoins des ménages et des entreprises.
Créée en 2018, l’ACERD rassemble des entreprises locales et internationales spécialisées dans les énergies renouvelables.
Elle travaille notamment à l’amélioration du cadre réglementaire, à la représentation des opérateurs et à la réduction des obstacles qui freinent les investissements.
L’intérêt de cette collaboration dépasse les échanges institutionnels.
Dans un pays où de nombreuses localités restent éloignées du réseau électrique national, les solutions décentralisées constituent une alternative à l’extension des grandes infrastructures.
Il s’agit notamment des mini-réseaux solaires et des installations photovoltaïques autonomes, capables d’alimenter des habitations, des commerces ou des équipements collectifs sans raccordement au réseau principal.
Toutefois, leur développement exige davantage que la disponibilité des technologies. Les investisseurs doivent disposer de règles claires concernant les autorisations d’exploitation, les tarifs, la sécurité des installations et les conditions de commercialisation de l’électricité.
C’est précisément sur ces questions qu’intervient l’ARE. Conformément à ses missions réglementaires, l’établissement contrôle les normes applicables, examine les propositions tarifaires, veille aux règles de concurrence et intervient dans le règlement des différends entre opérateurs et consommateurs.
La portée économique de cette régulation apparaît également dans les projets énergétiques soumis à l’institution.
Le 5 octobre 2026, Soraya Aziz-Moto avait fait état d’un portefeuille de projets représentant plus de 2,3 milliards USD d’investissements envisagés, pour une capacité potentielle de 2 684,8 mégawatts.
Ces montants correspondent toutefois à des projets en développement et ne doivent pas être assimilés à des financements intégralement décaissés ou à des capacités déjà opérationnelles.
L’enjeu est considérable au regard des besoins nationaux. Selon le Compact énergétique national, le taux d’accès à l’électricité, évalué à 21,5 % en 2024, devrait atteindre 62 % à l’horizon 2030.
Cette progression représente 40,5 points de pourcentage supplémentaires. Ce qui revient à dire, sur 100 Congolais, le pays ambitionne de passer d’environ 22 personnes ayant accès à l’électricité à 62.
Le programme prévoit également de mobiliser jusqu’à 20 milliards USD d’investissements privés, notamment pour développer les infrastructures et les solutions énergétiques décentralisées.
Dans cette perspective, les résultats du dialogue entre l’ARE et les opérateurs pourront être appréciés à travers des indicateurs concrets : les financements effectivement mobilisés, les installations mises en service, le nombre de nouveaux ménages raccordés et le coût de l’électricité fournie aux consommateurs.
DécryptEco | RDC & Afrique
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