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ZAMII 2026 : Louis Watum plaide pour une industrialisation minière intégrée entre la RDC et la Zambie

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  • Le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a représenté le Président Félix Tshisekedi, le lundi 19 octobre 2026 à Lusaka, à l’ouverture du Zambia Mining and Investment Insaka (ZAMII 2026), consacré à la transformation des ressources minières africaines.

  • La participation congolaise intervient alors que Kinshasa et Lusaka cherchent à développer des chaînes de valeur industrielles communes, notamment dans les minerais stratégiques, les batteries électriques et les infrastructures commerciales.

Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo (RDC), Louis Watum Kabamba, a pris part, lundi 19 octobre 2026, à l’ouverture du Zambia Mining and Investment Insaka (ZAMII 2026), au Mulungushi International Conference Centre de Lusaka, en Zambie.

Représentant le Président Félix-Antoine Tshisekedi, le ministre congolais participe à cette rencontre internationale organisée du 19 au 23 octobre, sous le thème « Transformer le paysage minier africain : chaînes de valeur régionales, prospérité partagée et autonomisation des communautés ».

Dans son intervention, Louis Watum Kabamba a défendu une coopération minière fondée sur la transformation locale des ressources, la transparence dans leur exploitation et une meilleure répartition des revenus au profit des communautés.

Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de développer des industries capables de traiter les minerais africains avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Cette orientation vise à accroître la valeur ajoutée conservée dans les économies productrices, tout en favorisant l’emploi qualifié et le développement des entreprises locales.

Pour la RDC et la Zambie, deux producteurs importants de cuivre, auxquels s’ajoute le poids du cobalt congolais, cette perspective ouvre des possibilités de complémentarité industrielle.

Les deux pays disposent déjà d’un cadre de coopération dans les batteries électriques. En avril 2022, ils ont signé un accord portant sur le développement de cette filière, suivi en mars 2023 d’un accord-cadre relatif à la création de zones économiques spéciales transfrontalières.

En avril 2024, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et Afreximbank ont poursuivi l’examen technique du projet, destiné notamment à produire des précurseurs de batteries, composants entrant dans leur fabrication.

La participation congolaise au ZAMII 2026 offre ainsi une occasion de prolonger ces discussions avec les investisseurs et les partenaires industriels.

Pour Kinshasa, les retombées recherchées concernent notamment l’implantation d’unités de transformation, l’accès des entreprises congolaises aux marchés régionaux et la création d’emplois industriels.

Louis Watum Kabamba a également évoqué l’amélioration des infrastructures et la fluidification des échanges transfrontaliers, particulièrement au poste de Kasumbalesa.

Ce passage constitue un point stratégique pour l’acheminement des marchandises entre les deux économies. En avril 2025, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) signalait encore des problèmes persistants de congestion, d’infrastructures et de facilitation commerciale à cette frontière.

La réduction des délais de transit permettrait notamment de limiter les coûts logistiques supportés par les opérateurs miniers et leurs fournisseurs.

La compétitivité des futures industries régionales repose également sur la disponibilité de l’électricité, les capacités de transport et la mobilisation des financements.

En marge des travaux, Louis Watum Kabamba a participé, aux côtés de ses homologues zambien et botswanais, à une rencontre à huis clos avec le Président Hakainde Hichilema.

À ce stade, le compte rendu de la participation congolaise ne précise aucun nouvel engagement financier ni contrat industriel signé.

Les retombées économiques du ZAMII 2026 pour la RDC pourront notamment être appréciées à travers l’évolution des projets industriels communs, les investissements effectivement mobilisés et les progrès réalisés dans la circulation transfrontalière des marchandises.

DécryptEco | RDC & Afrique

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