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Ghana : Kodal Minerals prévoit plus de 13 millions USD pour explorer un nouveau gisement de lithium

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  • Le groupe minier britannique Kodal Minerals a signé, le 19 octobre 2026, un accord lui permettant d’acquérir progressivement jusqu’à 80 % du projet de lithium d’Asamankese, au Ghana, sur une période de cinq ans.

  • Après une prise de participation initiale de 300 000 USD, l’entreprise prévoit des investissements supplémentaires conditionnés aux résultats de l’exploration, tout en s’appuyant sur son expérience de production à Bougouni, au Mali.

Le groupe minier britannique Kodal Minerals, coté à la Bourse de Londres, poursuit son expansion dans le lithium en Afrique de l’Ouest. Le 19 octobre 2026, l’entreprise a annoncé la signature d’un accord contraignant avec la société ghanéenne GH Geo-Consult Limited portant sur le projet d’Asamankese, situé dans la région orientale du Ghana, à environ 75 kilomètres d’Accra par la route.

L’accord concerne un périmètre d’exploration de 156 kilomètres carrés. Kodal a acquis une participation initiale de 10 % pour 300 000 dollars américains, montant comprenant un premier versement de 50 000 dollars effectué pour obtenir une période d’exclusivité de six mois.

Le dispositif contractuel prévoit une montée progressive au capital, subordonnée à des dépenses d’exploration et à des objectifs techniques.

Une première étape de 1,25 million USD permettrait à Kodal de porter sa participation à 30 %. Une deuxième phase, représentant 4 millions USD et comprenant l’établissement d’une première estimation des ressources minérales, ouvrirait la voie à une participation de 60 %.

La dernière étape prévoit 7,5 millions USD supplémentaires ainsi que la réalisation d’une étude de faisabilité définitive. Si l’ensemble des conditions est rempli, Kodal détiendrait 80 % du projet, contre 20 % pour son partenaire ghanéen.

Les engagements financiers annoncés totalisent ainsi 13,05 millions USD, participation initiale comprise. Toutefois, ces dépenses restent progressives : Kodal conserve la possibilité de ne pas poursuivre les étapes suivantes.

Les premières données géologiques constituent le principal fondement de cette opération. Des prélèvements historiques de roches ont révélé des teneurs atteignant 3,02 % d’oxyde de lithium (Li₂O).

Les propres analyses de Kodal ont livré des résultats allant jusqu’à 2,49 %, avec 95 échantillons sur 164 présentant une teneur supérieure à 1 %. Les secteurs d’Amantra et de Nfranta figurent parmi les zones prioritaires.

Ces résultats confirment la présence de minéralisation lithinifère en surface, mais ne permettent pas encore d’établir le volume des ressources exploitables ni la rentabilité économique d’une future mine. Les travaux de forage devront notamment déterminer la continuité et l’épaisseur des formations minéralisées en profondeur.

Pour Kodal, cette implantation constitue une diversification géographique de ses activités. Le groupe exploite déjà le projet de Bougouni, au Mali, développé en partenariat avec le groupe chinois Hainan et entré en production en 2025.

Il possède également des actifs d’exploration aurifère au Mali et en Côte d’Ivoire

Cette expansion intervient alors que le redressement des prix du lithium améliore les perspectives de certains investissements miniers. Le directeur général de Kodal, Bernard Aylward, a indiqué à Reuters que l’entreprise entend financer ses travaux au Ghana à partir de sa trésorerie existante et des flux financiers générés par Bougouni, sans nouvelle émission d’actions à ce stade.

L’expérience malienne s’accompagne néanmoins de contraintes opérationnelles et sécuritaires. Kodal a notamment été confrontée à une attaque armée meurtrière contre un agent de sécurité de son exploitation de Bougouni.

Ces risques font partie des paramètres auxquels les entreprises minières doivent répondre dans certaines zones d’Afrique de l’Ouest.

Au Ghana, la prochaine étape annoncée concerne les premiers forages de reconnaissance au diamant, que Kodal prévoit d’engager avant la fin de 2026.

Leurs résultats détermineront la suite des investissements et la possibilité de transformer les indices géologiques actuellement identifiés en une estimation documentée des ressources minérales.

DécryptEco | RDC & Afrique

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