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La Société nationale d’électricité (SNEL) a engagé, jeudi 22 octobre 2026 à Dubaï, des discussions avec six institutions financières internationales, dont JPMorgan, HSBC et Standard Chartered, pour restructurer sa dette et financer quatre projets majeurs de production et de transport d’électricité.
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Cette initiative intervient alors que 60 % du chiffre d’affaires de l’entreprise sont absorbés par le remboursement de ses dettes commerciales et financières. La SNEL cherche ainsi à alléger ses charges et à mobiliser de nouveaux capitaux pour développer ses infrastructures électriques.
La Société nationale d’électricité (SNEL) entend desserrer l’étau financier qui limite ses investissements, alors que la demande en électricité continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC).
Son Directeur général, Teddy Lwamba, a engagé, jeudi 22 octobre 2026 à Dubaï, des échanges avec plusieurs institutions financières internationales, en marge du forum The Africa Debate – UAE, organisé par Invest Africa.

Parmi les institutions citées figurent JPMorgan, HSBC, Standard Chartered, Absa Group, Dubai Islamic Bank et EXIM Bank of India.
Les discussions portent sur la restructuration de la dette de la SNEL et le financement de quatre projets majeurs de production et de transport d’électricité en partenariat public-privé (PPP).
Une enveloppe financière est annoncée pour accompagner ces investissements. Son montant, les conditions de financement et les modalités de décaissement restent toutefois à préciser.
Cette démarche intervient dans un contexte financier particulièrement difficile pour l’entreprise publique.
Lors du briefing de presse du 1er octobre 2026 à Kinshasa, Teddy Lwamba avait révélé que 60 % du chiffre d’affaires de la SNEL servaient au remboursement de ses dettes commerciales et financières.
Selon les chiffres présentés, seulement 15 % des recettes restent disponibles pour l’exploitation, la maintenance et les investissements, après prise en compte des différentes charges. À cette pression financière s’ajoutent les factures impayées.
Selon Teddy Lwamba, l’État représente environ 25 % de la consommation électrique. Pourtant, sur les 24 millions USD attendus en 2025 dans le cadre d’un engagement de paiement, seuls 930 000 USD auraient été effectivement versés.
Le dirigeant avait également dénoncé des tarifs insuffisamment rémunérateurs, qui compliquent davantage le financement des infrastructures.
C’est cette situation que la SNEL cherche à corriger.
La restructuration de sa dette pourrait lui permettre de rééchelonner ses remboursements et de dégager davantage de liquidités pour son fonctionnement.

Parallèlement, les partenariats public-privé offriraient la possibilité de financer de nouvelles installations sans faire reposer l’intégralité des investissements sur les ressources de l’entreprise.
Cependant, l’intérêt manifesté par les institutions financières ne constitue pas encore une garantie de décaissement.
Au-delà des discussions de Dubaï, le redressement financier de la SNEL nécessitera également une amélioration du recouvrement de ses recettes et une clarification de ses relations financières avec l’État.
L’enjeu est donc double : alléger le poids des dettes existantes tout en évitant que de nouveaux financements ne reproduisent les déséquilibres actuels. Pour les ménages et les entreprises congolaises, la réussite de cette démarche devra surtout se mesurer à l’amélioration effective de la fourniture d’électricité.
DécryptEco | RDC & Afrique
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