Accueil Mines & Énergie RDC : Louis Watum examine la relance de Mutoshi–Étoile, avec près de 4 000 emplois annoncés
Mines & Énergie

RDC : Louis Watum examine la relance de Mutoshi–Étoile, avec près de 4 000 emplois annoncés

Partager
Partager
  • Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu, jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, une délégation du projet Mutoshi–Étoile, désormais contrôlé par l’américain Virtus Minerals. L’entreprise fait état de plus de 2 000 emplois directs, de près de 2 000 emplois indirects et de 81 sous-traitants mobilisés.

  • La relance de ces installations de cuivre et de cobalt prévoit également l’accompagnement de 8 500 exploitants artisanaux, tandis que l’achèvement des travaux à Étoile est annoncé pour décembre 2026.

La République démocratique du Congo (RDC) poursuit le suivi de ses investissements miniers dans le cuivre et le cobalt, deux minerais au centre d’une concurrence internationale croissante.

S’inscrivant dans cette dynamique, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu, le jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, une délégation du projet Mutoshi–Étoile, venue présenter l’état d’avancement des travaux et leurs perspectives de développement.

Ce projet concerne les anciens actifs du groupe Chemaf, passés sous le contrôle de la société américaine Virtus Minerals, en partenariat avec l’entreprise indienne Lloyds Metals & Energy, à la suite d’une acquisition approuvée en mars 2026.

Le changement concerne l’actionnariat, sans disparition juridique de Chemaf SA. Selon les informations communiquées à l’issue de cette audience, l’entreprise revendique plus de 2 000 emplois directs et près de 2 000 emplois indirects.

Elle annonce également la mobilisation de 81 sous-traitants participant aux différentes activités du projet.

Ces effectifs comprennent notamment des emplois préservés lors de la reprise et des travailleurs mobilisés pour les chantiers. Leur évolution devra être appréciée à mesure que les installations entreront en production.

Sur le site de Makala, l’entreprise prévoit un dispositif d’accompagnement de 8 500 exploitants artisanaux durant la période de transition.

Les mesures annoncées portent notamment sur l’inclusion financière et le logement, deux dimensions importantes pour les populations dont les revenus proviennent de l’exploitation artisanale. Parallèlement, les travaux se poursuivent à Étoile, dans le Haut-Katanga, avec un objectif d’achèvement fixé à décembre 2026.

À Mutoshi, dans le Lualaba, l’extraction mécanisée a commencé en septembre 2026, en préparation de la mise en service des installations de traitement envisagée début 2027.

Le programme comprend également la réhabilitation de l’école technique de Mutoshi, destinée à soutenir la formation professionnelle locale. Pour sa part, Louis Watum Kabamba a réaffirmé la volonté du Gouvernement d’accompagner ces investissements dans le respect de la réglementation congolaise.

Au-delà des activités industrielles, cette reprise s’inscrit dans la bataille économique entre les États-Unis et la Chine pour l’accès aux minerais critiques congolais.

En 2024, le groupe chinois Norinco avait tenté d’acquérir les actifs de Chemaf, avant que cette opération ne soit bloquée par la Gécamines.

Les données du Cobalt Institute permettent de mesurer cet enjeu : la RDC représentait 73 % de la production minière mondiale de cobalt en 2025, contre 79 % de la production mondiale de cobalt raffiné assurée par la Chine.

Ces proportions illustrent la différence entre la maîtrise de l’extraction et celle de la transformation industrielle.

Pour la RDC, la portée économique de cette concurrence se mesurera également à travers la production effective, les emplois permanents, les recettes publiques et la participation des entreprises congolaises aux marchés de sous-traitance.

DécryptEco | RDC & Afrique

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *