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Le nombre de personnes vivant dans des conditions de bidonville est passé d’environ 840 millions en 2018 à plus d’un milliard en 2022, soit une hausse de plus de 160 millions en seulement quatre ans.
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Alors que 4,7 milliards de personnes vivent déjà en milieu urbain, la Banque mondiale estime que plus de 70 % de la population mondiale sera urbaine d’ici 2050, avec une forte progression attendue dans les villes d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud.
L’urbanisation mondiale avance à un rythme soutenu, mais les infrastructures et les logements ne suivent pas toujours. En 2022, plus d’un milliard de personnes vivaient déjà dans des conditions de bidonville à travers le monde, contre environ 840 millions quatre ans plus tôt.
Dans une analyse publiée le 6 août 2026, Abhas Jha, responsable du développement urbain et de la gestion des risques de catastrophe à la Banque mondiale, et Divyanshi Wadhwa, data scientist au sein de l’institution, attirent l’attention sur la vitesse à laquelle les villes se transforment.
Aujourd’hui, environ 4,7 milliards de personnes, soit 58 % de la population mondiale, vivent dans les zones urbaines. Cette proportion devrait dépasser 70 % à l’horizon 2050. Une grande partie de cette croissance ne devrait pas se concentrer dans les mégapoles, mais dans des villes de taille plus réduite, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.
La pression sur le logement constitue déjà l’un des principaux signes de cette croissance rapide. Près d’un citadin sur quatre vit actuellement dans des conditions de bidonville.
L’Atlas du développement mondial de la Banque mondiale chiffre cette population à environ 1,1 milliard de personnes en 2024. Ces espaces sont notamment caractérisés par le surpeuplement, des logements inadéquats ainsi qu’un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement.
La situation reste particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne. La part de la population urbaine vivant dans ces conditions est passée de plus de 60 % à un peu plus de 50 % en vingt ans, avant de repartir à la hausse à partir de 2020.
Cette progression intervient alors que les surfaces urbaines bâties devraient augmenter de plus de 50 % au cours des vingt-cinq prochaines années.
Pour la Banque mondiale, les choix réalisés aujourd’hui en matière de routes, de logements, de drainage, de transport et de gestion foncière détermineront durablement la capacité des villes à absorber cette croissance.
Les villes restent pourtant de puissants moteurs économiques. Elles concentrent environ 80 % du PIB mondial et ont représenté 88 % des créations d’emplois du secteur privé entre 2010 et 2020.
Leur expansion peut donc soutenir l’emploi et la productivité, à condition que le coût du logement, les déplacements et le déficit d’infrastructures ne réduisent pas les gains procurés par la vie urbaine.
DecryptEco
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