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Le cuivre poursuit sa progression sur le marché international. Entre le 17 et le 22 août 2026, son prix de référence passe de 13 689,20 à 13 986,45 USD la tonne, soit une hausse de 2,17 %.
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Le café robusta s’apprécie également, de 3,79 à 3,83 USD le kilogramme, tandis que le cobalt reste presque stable autour de 55 600 USD la tonne. Pour plusieurs experts, ces mouvements rappellent surtout la nécessité pour la RDC de transformer davantage ses matières premières avant de les exporter.
Selon la mercuriale du ministère du Commerce extérieur, publiée pour la période du 17 au 22 août 2026, la tonne du cuivre se négocie à 13 986,45 USD, contre 13 689,20 USD précédemment, soit un gain de 297,25 USD par tonne en une semaine.
Le mouvement est plus modéré pour le café robusta. Son prix passe de 3,79 à 3,83 USD le kilogramme, soit une progression d’un peu plus de 1 %.
Le cobalt évolue, lui, dans le sens inverse, mais sans véritable décrochage. La tonne recule légèrement de 55 622 à 55 614 USD.
Ces trois produits racontent une partie importante de l’économie congolaise. Le cuivre et le cobalt occupent une place centrale dans les exportations minières du pays, tandis que le café reste l’une des filières agricoles capables de générer des revenus dans plusieurs provinces.
Des prix favorables, mais une valeur encore à capter
Pour plusieurs économistes et spécialistes des chaînes de valeur, suivre les cours internationaux ne suffit cependant pas pour mesurer ce que la RDC peut réellement tirer de ses ressources. Ils considèrent que la question centrale se situe désormais dans la transformation locale.
Dans le cuivre, cela passe notamment par le développement d’activités industrielles capables de produire davantage de câbles, de fils électriques ou d’autres produits semi-finis et finis. Dans le cobalt, estiment-ils, la transformation peut permettre au pays de progresser vers les matériaux utilisés dans la fabrication des batteries, plutôt que de rester essentiellement fournisseur de matière première.
Le raisonnement vaut également pour le café.
Vendre du robusta brut à 3,83 USD le kilogramme ne rapporte pas la même chose que vendre un café torréfié, conditionné et commercialisé sous une marque congolaise.
Entre le champ et la tasse, plusieurs étapes créent de la valeur. Une grande partie de cette valeur est aujourd’hui captée en dehors du pays.
Les spécialistes de l’industrialisation soulignent toutefois que cette transformation suppose des conditions précises : une énergie disponible et fiable, des routes et des infrastructures logistiques, des financements adaptés ainsi qu’un environnement capable d’attirer durablement les investissements industriels.
La hausse du cuivre reste donc une bonne nouvelle pour les exportations congolaises. Mais au-delà des fluctuations hebdomadaires, poursuivent-ils, la question est de savoir quelle part de la richesse créée après l’extraction ou la récolte peut désormais rester en RDC.
DecryptEco
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