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Le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a reçu mardi 11 août 2026 Hervé François Otschudi Omanga, représentant de Trafigura en RDC, pour des échanges portant sur les investissements, les infrastructures énergétiques et logistiques, le stockage et la transformation locale.
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La rencontre intervient alors que Trafigura renforce déjà son positionnement dans les chaînes d’approvisionnement congolaises, notamment via le corridor de Lobito et des projets liés au cuivre et au cobalt.
Trafigura regarde plus largement le marché congolais. Les discussions menées, le mardi 11 Août 2026 avec le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, ont porté sur plusieurs maillons qui déterminent aujourd’hui la compétitivité de l’économie congolaise : énergie, logistique, capacités de stockage, transformation locale et mobilisation des capitaux privés.
Pour la RDC, l’intérêt de ce type d’échanges tient au profil de Trafigura. Le groupe ne se limite pas au négoce de matières premières : ses activités couvrent les métaux et minerais, les produits pétroliers, le gaz, l’électricité ainsi que les infrastructures de transport et de stockage.
Sa présence dans la chaîne logistique congolaise est déjà visible avec le Lobito Atlantic Railway.
Trafigura est actionnaire, aux côtés de Mota-Engil et Vecturis, de cette infrastructure reliant le port angolais de Lobito à la frontière congolaise sur 1 300 km, avec une connexion ferroviaire de 450 km jusqu’à Kolwezi. Le corridor ramène le temps de transit terrestre entre Kolwezi et Lobito à environ sept jours.
Le projet a sécurisé 753 millions USD de financement auprès de la Development Finance Corporation américaine et de la Development Bank of Southern Africa pour poursuivre la modernisation de l’infrastructure.
En février 2026, Trafigura et l’Entreprise générale du cobalt avaient déjà annoncé une première livraison de cuivre et de cobalt congolais vers les marchés internationaux via cette voie.
La question de la transformation locale donne une autre dimension aux discussions de Kinshasa. En mai, Trafigura, EGC et l’américain EVelution Energy ont signé un protocole portant sur une chaîne d’approvisionnement en cobalt entre la RDC et les États-Unis.
Le texte prévoit aussi d’explorer le développement de capacités de raffinage du cobalt sur le territoire congolais, ainsi que des programmes de transfert de compétences.
Pour Kinshasa, cette orientation correspond à l’objectif de capter davantage de valeur avant l’exportation des ressources naturelles. L’énergie, le stockage et la logistique deviennent alors essentiels : une usine de transformation ne peut être compétitive sans électricité fiable ni infrastructure permettant d’acheminer les intrants et les produits finis.
La rencontre du 11 août reste toutefois exploratoire. Aucun montant d’investissement, projet précis ou calendrier de réalisation n’a été annoncé.
Le prochain indicateur sera donc le passage des discussions à des engagements financiers et industriels précis, avec une place mesurable pour la transformation et les entreprises locales.
DecryptEco
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