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Le projet comprend 184 kilomètres de route, un pont à haubans et un poste frontalier unique entre la RDC et la Zambie.
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Cette nouvelle liaison doit désengorger Kasumbalesa et raccourcir le transport des minerais congolais vers le port tanzanien de Dar es Salaam.
La République démocratique du Congo et la Zambie avancent dans la construction du corridor Kasomeno-Mwenda, une liaison transfrontalière destinée à ouvrir un itinéraire plus direct entre le bassin minier du Haut-Katanga et les axes conduisant au port de Dar es Salaam.
L’investissement global est évalué à 850 millions de dollars américains, selon les données attribuées au promoteur GED Africa.
Le projet porte sur la construction, la modernisation et l’élargissement d’environ 184 kilomètres de route entre Kasomeno, en RDC, et Mwenda, en Zambie.
Il comprend également des postes de péage, des espaces de stationnement et d’entreposage ainsi qu’un poste frontalier à arrêt unique.
Ce dispositif doit permettre aux transporteurs d’effectuer les formalités d’entrée et de sortie en un seul point, afin de réduire les délais de passage à la frontière.
Les deux États ont accordé à GED Africa des concessions distinctes de partenariat public-privé d’une durée de 25 ans.
La pièce centrale du corridor est le pont à haubans construit sur la rivière Luapula, entre les deux localités de Chalwe.
Les données techniques initiales faisaient état d’un ouvrage de 345 à 350 mètres. L’Agence congolaise des grands travaux, (ACGT), retient désormais une portée de 362 mètres. Il deviendra le premier pont de ce type construit en RDC. Le chantier est entré, en juin 2026, dans sa phase métallique.
Les premières poutres et les premiers voussoirs en acier destinés au tablier ont été acheminés sur le site, tandis que les culées et les piles progressent sur les deux rives. L’ACGT prévoit actuellement l’achèvement coordonné du pont et des travaux routiers en novembre 2027.
Sur le plan logistique, Kasomeno-Mwenda offrira une solution de remplacement au poste de Kasumbalesa, régulièrement confronté à d’importantes files de camions.
Cet axe concentre une grande partie des mouvements de cuivre, de cobalt, de carburant, d’équipements miniers et de produits de consommation entre la RDC et l’Afrique australe.
Le gain de distance annoncé a varié selon les itinéraires utilisés pour établir la comparaison.
Les premières communications évoquaient jusqu’à 500 kilomètres. L’estimation la plus récente de l’ACGT retient une réduction d’environ 250 kilomètres entre Lubumbashi et Dar es Salaam par rapport au passage par Kasumbalesa. Une distinction reste également nécessaire entre les montants publiés. Les 850 millions USD représentent l’estimation globale du corridor binational.
La partie congolaise Kasomeno-Kasenga-Chalwe avait été chiffrée à 252,4 millions USD lors du lancement officiel des travaux. Cette enveloppe couvre notamment 94 kilomètres de route, le pont, le poste frontalier et les infrastructures de péage situées du côté congolais.
Pour les deux pays, les retombées attendues concernent la réduction des coûts logistiques, l’amélioration des recettes frontalières et la fluidité des exportations minières.
L’effet réel du corridor pourra toutefois être mesuré lorsque la route, le pont, les péages et le poste frontalier fonctionneront comme un seul dispositif.
DecryptEco
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