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La directrice générale adjointe de FINCA-RDC invite le Gouvernement à améliorer les infrastructures afin de permettre aux petits entrepreneurs financés d’accéder aux marchés nationaux et internationaux.
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Son plaidoyer rappelle qu’un crédit, même accessible en zone rurale, produit difficilement les résultats attendus lorsque les routes, la connectivité et les circuits commerciaux restent insuffisants.
L’inclusion financière ne se limite pas à ouvrir un compte, obtenir un crédit ou effectuer un paiement par téléphone. Pour Sibia Ngayihembako, directrice générale adjointe de FINCA-RDC, elle doit également permettre aux bénéficiaires de vendre leurs produits et de développer leurs activités.
Intervenant mardi 4 août 2026 à Kinshasa, lors de la cinquième édition de la Semaine congolaise de la microfinance, elle a invité les autorités congolaises à renforcer leur soutien au secteur financier, notamment par l’amélioration des infrastructures reliant les producteurs et les petites entreprises aux marchés.
« Nous invitons les autorités congolaises à continuer de soutenir le secteur financier pour booster les marchés locaux comme internationaux, surtout avec les projets sur les 145 territoires, dont nos clients ont besoin », a-t-elle déclaré, selon l’Agence congolaise de presse.
L’appel intervient alors que la Semaine congolaise de la microfinance se tient du 3 au 6 août 2026 autour du thème : « Finance inclusive, croissance durable des PME et développement équitable : écueils, enjeux et perspectives ». Ces assises réunissent les institutions financières, les autorités publiques et les acteurs du développement pour examiner les obstacles qui limitent encore l’accès des petites entreprises aux financements.
Pour Sibia Ngayihembako, les établissements financiers ont déjà développé des solutions permettant de rapprocher leurs services des populations. FINCA-RDC affirme pouvoir réaliser certaines opérations dans des zones disposant d’une connexion limitée, notamment grâce à son réseau d’agents bancaires.
L’institution, présente en RDC depuis mai 2003, compte actuellement 23 agences et plus de 1 700 points FINCA eXpress. Elle indique servir plus de 350 000 clients, y compris dans des régions éloignées des centres urbains.
Cette couverture montre les possibilités offertes par les agences bancaires de proximité et les services numériques.
Elle ne règle cependant pas les contraintes rencontrées par les clients après l’obtention d’un financement. Un agriculteur peut accéder au crédit pour augmenter sa production, mais rester confronté à des routes dégradées, à des coûts élevés de transport ou à l’absence de débouchés commerciaux.
« Nos clients sont là et on les voit se battre chaque jour. Nous les soutenons. Mais ce dont ils ont besoin, c’est d’avoir accès aux marchés extérieurs », a expliqué la dirigeante de FINCA-RDC.
Le secteur congolais de la microfinance comptait 101 institutions à fin décembre 2025, selon les données de la Banque centrale du Congo.
Cet ensemble comprend 78 coopératives d’épargne et de crédit, 15 sociétés de microfinance et 8 entreprises de microcrédit. Ces institutions disposent de 186 points d’exploitation, mais près de 70 % d’entre elles restent concentrées à Kinshasa, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Cette répartition montre que l’accès aux services financiers demeure plus limité dans plusieurs provinces, malgré le développement des agents bancaires et des solutions numériques.
L’intervention de Sibia Ngayihembako replace ainsi les infrastructures au centre du débat sur la finance inclusive. Pour les PME et les petits producteurs, le financement constitue un point de départ. Sa capacité à créer des revenus et des emplois repose aussi sur l’accès aux routes, à l’électricité, à Internet et à des marchés suffisamment organisés.
DecryptEco
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