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Le gouvernement a adopté la dissolution juridique de l’Hôpital du Cinquantenaire et le transfert de ses actifs, obligations et employés au Centre hospitalier universitaire.
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La nouvelle organisation rassemble soins spécialisés, urgences, formation médicale et recherche au sein d’un établissement placé sous la tutelle de l’État.
C’est à Kaniama Kasese, dans le Haut-Lomami, que le gouvernement congolais a arrêté le nouveau cadre juridique de l’un des principaux établissements hospitaliers de Kinshasa. Lors du Conseil des ministres du 31 juillet 2026, l’exécutif a adopté un décret dissolvant l’établissement public dénommé Hôpital du Cinquantenaire et transférant son patrimoine, ses droits, ses obligations et son personnel au Centre hospitalier universitaire du Cinquantenaire (CHU).
Le décret inscrit désormais l’établissement dans le régime applicable aux hôpitaux publics prévu par la loi du 13 décembre 2018 relative à l’organisation de la santé publique, modifiée en mars 2023. Le CHU reprend ainsi l’ensemble des actifs hospitaliers et des engagements attachés à l’ancienne structure, sans création d’un patrimoine parallèle.
Situé avenue de la Libération, dans la commune de Kasa-Vubu, l’établissement figure sur la liste des principaux hôpitaux publics de Kinshasa publiée par le ministère de la Santé. Sa fonction universitaire ajoute aux consultations et interventions médicales deux missions institutionnelles : la formation des professionnels de santé et la recherche clinique.
L’État avait relancé les activités du centre en décembre 2025. En janvier 2026, le ministère de la Santé y a annoncé l’intégration de la maternité et des soins néonatals dans le programme de gratuité, ainsi que l’ouverture projetée d’un centre d’urgences préhospitalières destiné à améliorer la prise en charge avant l’arrivée des patients à l’hôpital.
Le ministre de la Santé a effectué une nouvelle mission d’évaluation au CHU le 28 avril, dans le cadre du suivi national des services hospitaliers et de la couverture sanitaire universelle. En juillet, la direction médicale a également présenté l’établissement comme l’un des sites capables d’isoler, de diagnostiquer et de prendre en charge un cas suspect d’Ebola à Kinshasa.
La transformation juridique intervient dans un secteur confronté à une demande élevée de soins. L’OMS prévoit que 7,5 millions de personnes auront besoin d’une assistance sanitaire urgente en RDC en 2026, principalement dans les provinces affectées par les conflits et les épidémies. La disponibilité d’hôpitaux de référence à Kinshasa complète les réseaux de soins primaires et les structures provinciales mobilisées dans ces crises.
L’application du décret devra désormais apparaître dans les documents de gestion du CHU : inventaire des actifs transférés, effectifs repris, budget de fonctionnement, statut du personnel, tarification des services et programme universitaire. Ces éléments définiront les capacités médicales et financières de l’établissement sous sa nouvelle identité publique.
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