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RDC : les conférences budgétaires 2027 débuteront le 29 juillet

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  • Le ministère du Budget a décalé de deux jours l’ouverture des conférences consacrées à la préparation du projet de loi de finances 2027.

  • Ces travaux fixeront les premières limites de dépenses des institutions publiques, alors que le gouvernement cherche à augmenter les recettes fiscales sans fragiliser les équilibres macroéconomiques.

La préparation du budget 2027 de la République démocratique du Congo entrera dans sa phase d’arbitrage mercredi 29 juillet à Kinshasa. La cérémonie d’ouverture, initialement programmée le 27 juillet, débutera à 9 heures au Centre financier, selon un communiqué du ministère du Budget.

Le décalage concerne principalement les administrations attendues durant les deux premières journées. Les institutions, ministères et services publics inscrits au programme du 29 juillet au 7 août conserveront leurs dates de passage. Ceux qui devaient présenter leurs propositions les 27 et 28 juillet seront reçus les 10 et 11 août.

Pendant ces séances, chaque administration présentera ses prévisions de recettes, ses dépenses de fonctionnement, ses besoins d’investissement et les résultats attendus de ses programmes. Les demandes seront confrontées aux plafonds disponibles avant une première série d’arbitrages conduite par le ministre du Budget. Les désaccords persistants pourront ensuite être soumis au Premier ministre, avant l’adoption du projet de loi de finances en Conseil des ministres.

La discussion s’annonce serrée. Le budget 2026 définitivement adopté par le Parlement s’établit à 54 335,7 milliards de francs congolais, en hausse de 17 % par rapport à l’exercice précédent. Les affaires économiques ont reçu la première enveloppe sectorielle, soit 11 972 milliards de francs, principalement destinée à l’agriculture, aux infrastructures, aux transports et à l’énergie.

Pour 2027, le gouvernement prévoit de porter la pression fiscale à 13 % du produit intérieur brut, contre 12 % en 2026. Cette trajectoire suppose une progression des recettes intérieures, notamment grâce à la digitalisation des procédures, à la modernisation de la TVA, à l’élargissement de la facturation normalisée et au renforcement de l’impôt sur le revenu.

Une hausse des prévisions ne suffira toutefois pas à dégager de nouvelles marges de financement. Les montants inscrits devront correspondre aux capacités réelles de recouvrement. Des recettes évaluées avec trop d’optimisme conduiraient à retarder des paiements, réduire certains investissements en cours d’année ou accumuler des obligations envers les fournisseurs de l’État.

Les choix opérés pendant les conférences toucheront directement la défense, les rémunérations publiques, l’éducation, la santé, les infrastructures et les transferts aux provinces. Ils détermineront aussi le volume des marchés financés par le Trésor et, par conséquent, les perspectives d’activité de nombreuses entreprises congolaises.

Le calendrier légal laisse peu de latitude : le gouvernement doit transmettre le projet de loi de finances à l’Assemblée nationale au plus tard le 15 septembre. Les semaines qui suivent l’ouverture seront consacrées à la consolidation des propositions, aux arbitrages politiques et à la fixation des grandes masses de recettes et de dépenses.

Le budget 2027 prendra ainsi forme dans un espace financier étroit, entre la progression des besoins publics et la capacité encore limitée de l’État à les couvrir durablement.

DecryptEco

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