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La première cargaison de lithium produite en République démocratique du Congo a été certifiée le 22 juillet 2026 dans la province du Tanganyika.
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Exploité par Zijin Mining, la Cominière et l’État congolais, le projet est dimensionné pour produire environ un million de tonnes de concentré de spodumène par an.
La République démocratique du Congo a certifié, le 22 juillet 2026, sa première cargaison de lithium destinée à l’exportation. Le produit, extrait et traité par Manono Lithium dans la province de Tanganyika, a quitté le port de Kalemie avant de transiter par la Tanzanie à destination de la Chine. Le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales, (CEEC), a contrôlé les lots conformément aux règles nationales de traçabilité et de commerce des minerais.
Cette expédition intervient après le démarrage, en mai dernier, de l’usine de séparation en milieu dense. Les premiers envois servent notamment à éprouver les équipements, la qualité du concentré et la chaîne logistique reliant Manono à Kalemie, puis aux infrastructures de transit tanzaniennes.
Une capacité annuelle d’un million de tonnes
Le projet de Manono est conçu pour extraire et traiter cinq millions de tonnes de minerai par an. À pleine capacité, il doit produire environ un million de tonnes de concentré de spodumène, matière intermédiaire contenant le lithium avant sa conversion en produits chimiques utilisables dans les batteries. Zijin prévoit également une unité capable de transformer cette production en 100 800 tonnes de sulfate brut de lithium par an.
La zone nord-est du gisement contient environ 6,47 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium, avec une teneur moyenne annoncée de 1,50 % d’oxyde de lithium.
Ces données concernent le périmètre développé par Manono Lithium et ne doivent pas être confondues avec les estimations plus larges portant sur l’ensemble du gisement historique de Manono.
La société de projet est détenue à 54,9 % par Jinxiang Lithium, filiale de Zijin Mining, à 35,1 % par la Cominière et à 10 % directement par l’État congolais. La Cominière n’a pas participé au financement initial annoncé à environ un milliard de dollars, mais doit percevoir les revenus correspondant à sa participation. La production de la première phase est commercialisée par Zijin.
Une filière encore tournée vers la Chine
Les premières cargaisons sont expédiées sous forme de concentré, avant raffinage en Chine. Cette organisation place la RDC au début de la chaîne de valeur : elle assure l’extraction et la concentration du minerai, tandis que les étapes les plus techniques ; production de sulfate, de carbonate ou d’hydroxyde de lithium, restent encore largement réalisées à l’étranger.
Le gouvernement congolais a demandé à Manono Lithium d’accroître progressivement la transformation locale. Une première capacité de 500 000 tonnes de concentré par an est annoncée, avec une partie de la production destinée à être convertie en sulfate de lithium sur place.
L’entrée en production de Manono ajoute ainsi le lithium au portefeuille minier exporté par la RDC, jusqu’ici dominé par le cuivre et le cobalt. La prochaine étape industrielle sera la mise en service complète des installations de transformation, annoncée par Zijin pour la fin de l’année 2026.
DecryptEco
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