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RDC : l’USTDA approuve une subvention pour financer l’étude de préfaisabilité de la future raffinerie de Buenassa

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  • L’étude de préfaisabilité permettra de vérifier la viabilité technique, économique et financière du projet avant toute décision de construction de la raffinerie.

  • Ce soutien de l’USTDA constitue une avancée importante pour le projet, mais sa réalisation dépendra encore des études, du financement et de la sécurisation de l’approvisionnement en cuivre et en cobalt.

L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a approuvé l’octroi d’une subvention destinée à financer l’étude de préfaisabilité (Pre-Feasibility Study – PFS) de la future raffinerie de cuivre et de cobalt portée par Buenassa Resources. Cette étape est déterminante, car elle précède toute décision d’investissement dans ce projet industriel d’envergure.

Le 17 juillet 2026, le directeur général de Buenassa, Eddy Kioni, a présenté au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, les résultats des études de cadrage (scoping studies).

Elles prévoient une capacité de production annuelle de 120 000 tonnes de cathodes de cuivre répondant aux standards du London Metal Exchange (LME) et de 20 000 tonnes de cobalt métal, avec une option permettant de produire également du sulfate de cobalt destiné notamment aux secteurs de la défense et de l’aérospatiale.

Sur le plan pédagogique, l’étude de préfaisabilité vise à déterminer si le projet est techniquement réalisable, économiquement rentable et financièrement soutenable. Elle permet d’affiner les hypothèses retenues, d’évaluer les coûts, les risques, les besoins en infrastructures ainsi que les conditions d’approvisionnement en matières premières. Si ses conclusions sont favorables, elle ouvrira la voie à une étude de faisabilité définitive (Definitive Feasibility Study – DFS), dernière étape avant une éventuelle décision de construire la raffinerie.

Le projet bénéficie déjà d’un soutien institutionnel progressif. En novembre 2023, le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) avait accordé une subvention de 3,5 millions de dollars destinée aux premières études préparatoires.

En juin 2025, l’État congolais est entré au capital de Buenassa Resources à hauteur de 10 %, afin de renforcer son implication dans ce projet qui s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation locale des minerais.

Parallèlement, des discussions sont en cours avec la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) en vue d’un éventuel appui technique pour financer l’étude de faisabilité définitive. À ce stade, aucun accord n’a toutefois été officiellement annoncé.

Selon les estimations présentées par Buenassa, la première phase du projet nécessiterait un investissement de 700 millions de dollars, tandis que le développement complet de la raffinerie représenterait près de 2 milliards de dollars.

L’approbation de la subvention de l’USTDA marque ainsi une avancée significative, mais elle ne signifie pas encore le lancement du chantier.

La décision finale d’investissement dépendra notamment des conclusions des études techniques et financières, de la mobilisation des financements nécessaires ainsi que de la capacité du projet à sécuriser durablement son approvisionnement en cuivre et en cobalt. Cet enjeu est devenu encore plus important depuis que Buenassa n’a pas obtenu le contrôle de Chemaf, dont les actifs miniers devaient contribuer à alimenter la future raffinerie.

Par ailleurs, cette initiative illustre la volonté de la RDC de passer progressivement d’un modèle centré sur l’exportation de minerais bruts à une économie créatrice de valeur ajoutée grâce à leur transformation sur le territoire national.

Si toutes les étapes sont franchies avec succès, la future raffinerie pourrait renforcer la place du pays dans les chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais critiques, indispensables à la transition énergétique et à plusieurs industries de haute technologie.

DecryptEco

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