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La Banque centrale du Congo (BCC) prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 5,7 % en 2026, un rythme identique à celui de 2025 et supérieur à la moyenne attendue de 4,3 % en Afrique subsaharienne. Cette projection accompagne les décisions du Comité de politique monétaire (CPM) annoncées le 17 juillet.
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Cette prévision s’inscrit dans un contexte de ralentissement de l’inflation, de stabilité du taux de change et de renforcement des réserves internationales. Le Fonds monétaire international (FMI) estime également que l’économie congolaise devrait conserver une croissance supérieure à 5,5 % en 2026, portée notamment par les secteurs des services, de la construction et de l’agriculture.
La Banque centrale du Congo a confirmé une prévision de croissance économique de 5,7 % pour 2026, maintenant ainsi les perspectives annoncées lors de sa précédente réunion d’avril. Cette estimation figure dans le communiqué publié à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire du 17 juillet, qui a également décidé d’abaisser le taux directeur à 12,5 %.
Selon la BCC, cette progression serait équivalente à celle enregistrée en 2025 et supérieure à la croissance moyenne de 4,3 % attendue en Afrique subsaharienne. À l’échelle mondiale, la Banque centrale retient une croissance de 3 % en 2026, contre 3,5 % l’année précédente, dans un contexte marqué par la persistance des tensions géopolitiques et un ralentissement du commerce international.
Le Fonds monétaire international présente une appréciation proche de celle de la Banque centrale. À l’issue de sa mission au titre des consultations de l’Article IV, le FMI indique que l’économie congolaise demeure résiliente malgré le conflit dans l’est du pays. L’institution attribue cette performance au dynamisme des secteurs de la construction, des services et de l’agriculture, qui compensent le ralentissement observé dans certaines activités extractives.
Les dernières décisions du CPM interviennent dans un environnement macroéconomique jugé favorable. L’inflation annuelle est ressortie à 4,8 % à fin juin, tandis que les réserves internationales ont atteint 8,18 milliards de dollars, représentant 3,12 mois de couverture des importations. La Banque centrale relève également une stabilité globale du marché de change au cours du deuxième trimestre.
Le communiqué du CPM identifie toutefois plusieurs facteurs susceptibles d’influencer l’évolution de l’activité économique au second semestre. Parmi eux figurent l’expansion de la liquidité bancaire liée aux dépenses publiques, la poursuite du conflit dans l’est du pays, les dépenses saisonnières de la rentrée scolaire ainsi que les hausses des coûts des produits importés en cas de nouvelles perturbations des chaînes mondiales d’approvisionnement.
Les projections de la Banque centrale interviennent quelques jours après la publication de la mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale du FMI, qui prévoit une croissance mondiale de 3 % en 2026. L’institution souligne que les tensions géopolitiques continuent de peser sur les perspectives internationales, tout en maintenant des prévisions globalement stables grâce à la résilience de plusieurs économies.
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