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Les réserves internationales de la République démocratique du Congo ont atteint 8,18 milliards de dollars à fin juin 2026, contre 7,71 milliards trois mois plus tôt, selon la Banque centrale du Congo (BCC). Ce niveau couvre désormais 3,12 mois d’importations de biens et services, contre environ trois mois auparavant.
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Cette progression intervient dans un contexte de stabilité du franc congolais, de ralentissement de l’inflation et de maintien d’une croissance économique attendue à 5,7 % en 2026. Le Fonds monétaire international (FMI) considère que la poursuite de l’accumulation des réserves demeure un élément central de la résilience extérieure du pays.
La Banque centrale du Congo a annoncé que les réserves internationales du pays se sont établies à 8,184 milliards de dollars à fin juin 2026, après une augmentation trimestrielle de 477,3 millions de dollars. Selon le Comité de politique monétaire, ce niveau correspond à 3,12 mois de couverture des importations de biens et services, contre un niveau inférieur au début de l’année.
Les réserves internationales regroupent les avoirs extérieurs détenus par la Banque centrale, notamment en devises et en actifs liquides. Elles constituent l’un des principaux indicateurs de solidité extérieure d’un pays, en permettant de financer les importations, de faire face aux chocs internationaux et, si nécessaire, d’intervenir sur le marché des changes afin de limiter une volatilité excessive de la monnaie nationale.
L’évolution observée au premier semestre prolonge une tendance engagée depuis 2025. Lors de la mission d’évaluation conduite en mai, les services du FMI avaient indiqué que les réserves de change atteignaient 8,8 milliards de dollars à fin mars 2026, tout en soulignant qu’elles demeuraient proches du seuil d’adéquation généralement fixé à trois mois d’importations.
L’institution avait alors recommandé à la BCC de poursuivre l’accumulation des réserves afin de renforcer la capacité du pays à absorber d’éventuels chocs extérieurs.
Cette progression intervient alors que le marché des changes est resté globalement stable au deuxième trimestre. Selon la Banque centrale, le taux de change s’établissait à 2 244 CDF pour un dollar américain sur le marché interbancaire à fin juin, tandis que le franc congolais s’est apprécié de 1,95 % par rapport à fin mars sur ce segment.
Le renforcement des réserves s’inscrit également dans un contexte de performances soutenues des exportations minières. Premier producteur mondial de cobalt et l’un des principaux producteurs de cuivre, la RDC continue de bénéficier des recettes générées par les minerais stratégiques, tandis que les décaissements des partenaires financiers internationaux, notamment dans le cadre des programmes conclus avec le FMI, contribuent également à consolider la position extérieure du pays.
Dans ses conclusions publiées fin juin, le Conseil d’administration du FMI a estimé que la politique monétaire de la BCC demeurait « appropriée » face aux incertitudes économiques actuelles. L’institution a toutefois recommandé de poursuivre les efforts d’accumulation des réserves internationales, tout en préservant le rôle du taux de change comme principal amortisseur des chocs extérieurs et en approfondissant le marché domestique des titres publics.
La Banque centrale prévoit une croissance économique de 5,7 % en 2026, avec une inflation annuelle limitée à 4,8 % à fin juin. Le Comité de politique monétaire estime néanmoins que l’évolution des dépenses publiques, les tensions géopolitiques internationales et le renchérissement éventuel des produits importés continueront d’influencer l’évolution des réserves et des équilibres extérieurs au cours des prochains mois.
DecryptEco
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