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La Coupe du monde 2026 établit un nouveau sommet financier : 871 millions de dollars seront distribués aux 48 fédérations participantes. Le champion percevra 50 millions de dollars, contre 33 millions pour le finaliste, auxquels s’ajoutent les allocations de préparation accordées à chaque sélection.
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Pour les représentants africains, le parcours sportif se convertit en recettes substantielles : le Maroc devrait totaliser au moins 21,5 millions de dollars, l’Égypte 17,5 millions et la RDC 13,5 millions, allocation de préparation comprise.
La première Coupe du monde à 48 équipes aura également été la plus rémunératrice de l’histoire. Portée par les performances commerciales du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la FIFA a relevé à 871 millions de dollars l’enveloppe globale destinée aux fédérations participantes, soit près de 900 millions de dollars de transferts directs et de soutiens connexes.
Le barème sportif approuvé en décembre 2025 attribue 50 millions de dollars au champion, 33 millions au finaliste, 29 millions au troisième et 27 millions au quatrième. Les équipes éliminées en quarts de finale reçoivent 19 millions, celles sorties en huitièmes de finale 15 millions et les sélections éliminées en seizièmes de finale 11 millions.
À ces montants s’ajoute désormais une allocation de préparation de 2,5 millions de dollars par fédération, relevée d’un million de dollars en avril dernier. La FIFA a également porté de 9 à 10 millions de dollars la rémunération minimale liée à la qualification. Une équipe éliminée dès la phase de groupes bénéficie ainsi d’un soutien plancher de 12,5 millions de dollars, et non de 11,5 millions comme indiqué dans plusieurs publications.
Le parcours africain prend, dans ce dispositif, une dimension financière inédite. Neuf des dix représentants du continent ont franchi la phase de groupes, une première dans l’histoire du tournoi. Seule la Tunisie n’a pas atteint les seizièmes de finale, tandis que le Maroc a prolongé sa campagne jusqu’en quarts de finale et que l’Égypte s’est hissée parmi les seize dernières équipes.
En ajoutant l’allocation de préparation au barème sportif annoncé par la FIFA, la Fédération royale marocaine devrait percevoir au moins 21,5 millions de dollars. La Fédération égyptienne atteindrait 17,5 millions de dollars. L’Algérie, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal et la République démocratique du Congo devraient recevoir chacun 13,5 millions de dollars, après leur élimination en seizièmes de finale. La Tunisie disposerait, pour sa part, du minimum garanti de 12,5 millions de dollars.
Pour la Fédération congolaise de football association (FECOFA), cette manne représente une ressource exceptionnelle, équivalant à plusieurs années de financement du football national. Elle sera comptabilisée comme un revenu de la fédération bénéficiaire et non comme une prime directement acquise aux joueurs. La répartition entre préparation, primes sportives, encadrement technique et programmes de développement relèvera ensuite des règles internes, des engagements contractuels et des mécanismes de contrôle applicables.
Avec neuf qualifiés pour la phase à élimination directe et un Maroc encore présent en quarts de finale, l’Afrique ne quitte pas seulement le Mondial 2026 avec un bilan sportif renforcé. Elle enregistre également l’une des plus importantes entrées financières jamais générées par ses sélections au cours d’une seule Coupe du monde.
DecryptEco
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