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Afrique subsaharienne : l’aide publique au développement a reculé de 26 % en 2025, selon le FMI

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  • Les financements bilatéraux destinés à l’Afrique subsaharienne ont diminué d’environ 26 % en 2025, alors que la région demeure la plus dépendante de l’aide internationale pour financer la santé, l’éducation et l’aide humanitaire.

  • Pour le FMI, cette baisse traduit un changement durable du financement du développement, obligeant les États africains à renforcer la mobilisation des recettes intérieures et à diversifier leurs sources de financement.

L’aide publique au développement (APD) destinée à l’Afrique subsaharienne s’est fortement contractée en 2025. D’après le Fonds monétaire international (FMI), les financements bilatéraux accordés à la région ont diminué d’environ 26 % en un an, une baisse qui intervient alors que plusieurs pays continuent de dépendre largement de cette ressource pour financer leurs dépenses sociales.

L’Afrique subsaharienne reste en effet la région la plus dépendante de l’aide internationale. En moyenne, celle-ci représentait 3 % du PIB en 2024.

Dans les pays à faible revenu et les États fragiles, elle atteignait fréquemment 6 % du PIB, voire davantage. Plus de la moitié de ces ressources servaient à financer les systèmes de santé, l’éducation et l’aide humanitaire.

Pour le FMI, cette baisse est inhabituelle à plusieurs égards. D’abord par son ampleur. Ensuite parce qu’elle touche simultanément de nombreux pays. Enfin, parce qu’elle résulte essentiellement des choix budgétaires des pays donateurs, qui réorientent leurs priorités dans un contexte de fortes tensions géopolitiques.

Cette évolution intervient alors que les finances publiques africaines ont déjà été fragilisées par la succession de plusieurs crises : la pandémie de Covid-19, le renchérissement du coût du financement, les crises alimentaire et énergétique ainsi que le ralentissement de l’économie mondiale.

Les marges budgétaires se sont réduites, limitant la capacité des gouvernements à compenser la baisse de l’aide extérieure.

Selon le FMI, les États n’ont aujourd’hui que quelques leviers d’action. Ils peuvent réduire certaines dépenses publiques, reporter des investissements, accroître leur endettement ou renforcer la mobilisation des recettes fiscales. Aucune de ces solutions n’est toutefois sans conséquence, chacune impliquant des arbitrages entre équilibre budgétaire, croissance économique et protection des populations.

L’institution recommande ainsi de concentrer les financements disponibles sur les secteurs les plus prioritaires, de mobiliser davantage de capitaux privés grâce à des mécanismes de financement mixte et de renforcer les administrations fiscales afin d’accroître les ressources intérieures.

Pour le FMI, cette diminution de l’aide marque un changement durable du financement du développement.

Dans les années à venir, la capacité des pays africains à mobiliser leurs propres ressources et à améliorer l’efficacité de leurs politiques publiques pèsera davantage sur leurs perspectives de croissance.

DecryptEco

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