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RDC : le mobile money s’impose comme le principal outil de paiement dans les grandes villes

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  • Le mobile money est désormais largement adopté dans les grandes villes de la RDC, où 77 % des habitants disposent d’un compte pour effectuer leurs transactions financières.

  • Réalisée par Target SARL, l’étude révèle que le Grand Katanga, le Grand Kasaï et le Kongo-Central enregistrent les taux d’adoption les plus élevés, au-delà de 80 %.

En République démocratique du Congo, le téléphone ne sert plus uniquement à communiquer, il est devenu un véritable moyen de paiement, d’épargne et de transfert d’argent. Cette transformation s’accélère dans les grands centres urbains, où le mobile money s’impose progressivement comme un service financier de proximité.

C’est le principal enseignement de l’étude « Chiffres clés sur la téléphonie mobile en RDC », réalisée par Target SARL.

Selon cette enquête, 77 % des personnes interrogées dans les principales villes du pays déclarent posséder un compte mobile money, un niveau d’adoption qui témoigne de l’ancrage croissant des services financiers numériques dans les habitudes des ménages.

L’étude montre que cette évolution est portée avant tout par la population active.

Plus de huit personnes sur dix âgées de 25 à 49 ans disposent d’un compte mobile money.

Cette catégorie concentre l’essentiel des activités économiques, des paiements commerciaux, des transferts familiaux et des opérations financières quotidiennes, ce qui explique son recours plus fréquent à ces services.

Les auteurs relèvent également un écart entre les sexes. 81 % des hommes possèdent un compte mobile money, contre 74 % des femmes. Au-delà de la technologie, cette différence reflète encore les inégalités d’accès aux revenus, à l’emploi formel et aux activités économiques qui influencent l’utilisation des services financiers.

L’étude met aussi en évidence des contrastes entre les régions. En guise d’illustration, le Grand Katanga, le Grand Kasaï et le Kongo-Central enregistrent des taux d’adoption supérieurs à 80 %, tandis que Kinshasa affiche 65 %.

Ce résultat peut sembler paradoxal pour la capitale, mais il s’explique notamment par une offre financière plus diversifiée, où les banques, les établissements de microfinance et les solutions numériques coexistent davantage qu’ailleurs.

Au-delà des statistiques, l’étude montre que le mobile money est devenu un pilier de l’inclusion financière dans le pays.

En permettant à des millions de Congolais d’effectuer des transactions sans compte bancaire classique, il contribue à rapprocher les services financiers des populations.

Pour les analystes, le prochain défi ne sera plus seulement d’augmenter le nombre de comptes ouverts, mais d’élargir les usages, de renforcer la confiance des utilisateurs et de réduire les disparités entre les régions et les différentes catégories de la population afin que la finance numérique accompagne pleinement le développement économique du pays.

DecryptEco

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