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DRC Mining Week : Aimé Sakombi place l’énergie au cœur de la compétitivité minière de la RDC

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  • À l’occasion de la DRC Mining Week 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a présenté la stratégie du gouvernement visant à transformer le potentiel énergétique de la RDC en capacités réelles de production au service du secteur minier.

  • Entre réformes, ouverture aux investisseurs privés et grands projets structurants, le gouvernement entend sécuriser l’approvisionnement électrique des mines afin de soutenir l’industrialisation et renforcer l’attractivité du pays.

L’énergie demeure l’un des principaux déterminants de la compétitivité minière en République démocratique du Congo. C’est le message porté, le mardi 16 juin 2026 à Lubumbashi, par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, lors d’un entretien exclusif organisé dans le cadre de la DRC Mining Week 2026.

Face aux investisseurs, aux opérateurs miniers ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, le ministre a exposé la vision du gouvernement consistant à convertir l’immense potentiel énergétique national en capacités concrètes de production capables d’accompagner la croissance du secteur minier et l’industrialisation du pays.

Si la RDC dispose de l’un des plus importants potentiels hydroélectriques au monde, les besoins croissants des industries extractives imposent désormais une accélération des investissements dans les infrastructures énergétiques.

Le gouvernement souligne cependant qu’il ne s’agit plus de démontrer l’existence des ressources naturelles, mais de développer les capacités nécessaires pour les transformer en avantage économique durable.

Dans cette perspective, l’Exécutif mise sur plusieurs leviers.

Les réformes du secteur de l’électricité engagées ces dernières années visent à renforcer la participation du secteur privé, à diversifier les sources de financement et à accélérer la réalisation des infrastructures de production et de transport d’énergie.

Le ministre Molendo Sakombi a notamment mis en avant les projets structurants d’Inga III et de Pioka-Tombe, considérés comme des infrastructures stratégiques pour accroître l’offre électrique nationale et répondre aux besoins croissants de l’industrie minière.

L’intégration énergétique régionale ainsi que la planification à long terme de l’approvisionnement des sites miniers figurent également parmi les priorités du gouvernement.

Cette orientation répond à une réalité économique de plus en plus évidente.

La transition énergétique mondiale stimule la demande en cuivre, cobalt, lithium et autres minerais critiques dont la RDC détient une part importante des réserves mondiales. Or, la capacité du pays à capter davantage de valeur ajoutée dépend largement de sa faculté à fournir une énergie abondante, stable et compétitive aux investisseurs.

« Le défi de la RDC n’est plus le potentiel. Le défi est désormais l’exécution », a résumé Aimé Sakombi Molendo.

Pour les experts, la véritable richesse minière de demain ne se mesurera plus uniquement dans le sous-sol, mais également dans la capacité à alimenter durablement les sites de production.

Une énergie fiable permet non seulement de réduire les coûts d’exploitation, mais aussi de favoriser la transformation locale des minerais, de créer davantage d’emplois industriels et d’accroître les recettes tirées des ressources naturelles.

Dans un contexte de forte concurrence entre pays producteurs de minerais stratégiques, la capacité de la RDC à sécuriser durablement son approvisionnement énergétique pourrait devenir l’un de ses principaux atouts pour attirer les investissements et renforcer sa position dans les chaînes de valeur mondiales.

DecryptEco

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