Accueil Mines & Énergie RDC : les États-Unis mettent en avant la relance de Chemaf comme symbole de leur partenariat minier avec la RDC
Mines & Énergie

RDC : les États-Unis mettent en avant la relance de Chemaf comme symbole de leur partenariat minier avec la RDC

Partager
Partager
  • Le chargé d’affaires des États-Unis en RDC, Ian McCary, a visité les installations de Chemaf à Mutoshi, dans le Lualaba, relancées en début d’année par Virtus Minerals avec l’appui de Lloyds Metals.

  • Washington présente ce projet comme l’une des premières concrétisations de son partenariat stratégique avec la RDC, visant à renforcer les investissements dans les minerais critiques tout en développant davantage de retombées économiques locales.

Les États-Unis continuent de renforcer leur présence dans le secteur minier congolais. Le chargé d’affaires américain en République démocratique du Congo, Ian McCary, a effectué une visite des installations de Chemaf à Mutoshi, une mine de cuivre et de cobalt située dans la province du Lualaba et relancée au début de l’année 2026 par Virtus Minerals.

Lors de cette visite, le diplomate américain a salué les efforts déployés pour remettre en exploitation ce site minier stratégique, présenté comme l’un des investissements américains les plus importants actuellement en cours dans le secteur extractif congolais.

Selon les informations communiquées par l’ambassade des États-Unis, Virtus Minerals mène ce projet en partenariat avec Lloyds Metals avec l’ambition de relancer durablement la production tout en développant des initiatives destinées à soutenir les communautés riveraines.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération économique entre Kinshasa et Washington autour des minerais critiques.

́La RDC concentre à elle seule près de 70 % de la production mondiale de cobalt, un métal indispensable à la fabrication des batteries utilisées dans les véhicules électriques, les systèmes de stockage d’énergie et plusieurs technologies de transition énergétique.

Le projet de Mutoshi s’inscrit ainsi dans la stratégie américaine visant à diversifier et sécuriser ses chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.

Pour Washington, l’objectif consiste à réduire les risques liés à la concentration de certaines chaînes de valeur mondiales tout en soutenant le développement de partenaires considérés comme stratégiques.

Cette dynamique trouve son fondement dans le protocole d’accord signé le 4 décembre 2024 entre la RDC et les États-Unis sur la coopération dans les chaînes de valeur des batteries et des minerais critiques.

Cet accord vise notamment à encourager les investissements, renforcer les capacités industrielles locales et promouvoir une transformation plus importante des ressources minières sur le territoire congolais avant leur exportation.

Pour les experts, la relance de Chemaf illustre une évolution progressive des relations minières entre la RDC et ses partenaires internationaux.

Au-delà de l’extraction des minerais, les investisseurs sont désormais attendus sur leur capacité à contribuer à la création d’emplois, au développement des infrastructures et à l’émergence d’activités industrielles locales.

Dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques, la RDC cherche ainsi à transformer son avantage géologique en levier de développement économique durable, tandis que les États-Unis cherchent à sécuriser des approvisionnements jugés essentiels à leur transition énergétique et industrielle.

DecryptEco

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *