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Les premières conclusions de l’audit de la paie des agents publics mettent en évidence des écarts entre plusieurs bases de données utilisées pour la gestion des effectifs et l’élaboration de la rémunération des fonctionnaires.
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Le gouvernement entend approfondir les vérifications afin d’établir une cartographie fiable des agents de l’État, renforcer la transparence de la masse salariale et sécuriser davantage la chaîne de paie.
Les travaux d’audit de la paie des agents et fonctionnaires de l’État ont mis en évidence des écarts entre plusieurs bases de données administratives utilisées dans la gestion des effectifs et de la rémunération publique. C’est l’un des principaux constats présentés par la Première ministre Judith Suminwa lors de la 92ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 12 Juin 2026.
Cette communication s’inscrit dans le cadre du suivi des mesures visant la prise en charge des agents certifiés, réguliers et non encore mécanisés ainsi que de l’audit de l’état liquidatif de leur paie, engagé à la suite des orientations du Président de la République.
Pour faire le point sur l’évolution de ces travaux, la Cheffe du Gouvernement a présidé, le 5 juin dernier à la Primature, une réunion de coordination technique de la Commission ad hoc chargée de conduire cet audit.
La rencontre a réuni les membres de la coordination politique, l’Inspecteur général des finances, ainsi que les experts désignés par les administrations concernées.
Selon les conclusions préliminaires présentées au Gouvernement, les analyses réalisées ont révélé des insuffisances affectant la qualité, la cohérence et la fiabilité de certaines données administratives.
Des divergences ont notamment été observées entre les différents fichiers servant à la gestion des effectifs publics et à l’élaboration de la paie.
Ces constats conduisent les autorités à poursuivre les investigations afin d’identifier avec précision les anomalies encore présentes dans les bases de données de l’administration publique.
L’objectif poursuivi est de disposer d’une cartographie exhaustive et fiable des effectifs de l’État. Une telle démarche doit permettre de renforcer les mécanismes de contrôle de la masse salariale, d’améliorer la transparence dans la gestion des rémunérations publiques et de sécuriser davantage la chaîne de paie.
La Première ministre a également insisté sur la nécessité pour chaque administration concernée de mettre rapidement à disposition les données, fichiers et informations nécessaires à la poursuite des vérifications.
Elle a souligné que l’atteinte des objectifs de cette deuxième phase dépendra largement de la qualité des informations transmises aux équipes chargées de l’audit.
Dans cette perspective, Judith Suminwa a demandé au vice-Premier ministre, ministre du Budget, de veiller au respect de la feuille de route arrêtée afin de garantir la bonne conduite des travaux.
Cette opération s’inscrit dans le prolongement des préoccupations exprimées à plusieurs reprises par le Président de la République concernant la maîtrise des effectifs publics et la soutenabilité de la masse salariale de l’État.
Les conclusions finales de l’audit devraient permettre au gouvernement de disposer d’une base de données plus fiable pour la gestion des ressources humaines et des finances publiques.
DecryptEco
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