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RDC : au Sénat, Louis Watum promet un durcissement du contrôle dans le secteur minier

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  • Le ministre des Mines annonce de nouvelles mesures de surveillance des opérateurs miniers afin de renforcer la transparence environnementale et lutter contre les irrégularités dans la filière cupro-cobaltifère.

  • Les autorités veulent désormais mieux encadrer les garanties financières destinées à la réhabilitation des sites miniers et accélérer la traçabilité des minerais produits dans le Lualaba et le Haut-Katanga.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a défendu, le jeudi 28 mai 2026 devant le Sénat, la stratégie du gouvernement visant à renforcer le contrôle et l’assainissement du secteur minier congolais.

Auditionné par la Commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme de la Chambre haute, le ministre est revenu sur plusieurs préoccupations soulevées par les sénateurs, notamment autour des cautions environnementales et du fonctionnement des unités de traitement de minerais dans la filière artisanale du cuivre et du cobalt.

Devant les élus, Louis Watum a rappelé que les garanties financières exigées aux sociétés minières constituent un mécanisme prévu par le Code minier pour assurer la réhabilitation des sites après exploitation. Il a indiqué que le ministère renforce progressivement les outils de suivi grâce à des audits techniques, des contrôles environnementaux réguliers et un examen plus strict des rapports transmis par les entreprises minières.

Le ministre a également annoncé la mise en œuvre d’un registre numérique national destiné à centraliser les sûretés financières des opérateurs miniers.

Des sanctions sont également envisagées contre les entreprises qui ne respecteraient pas leurs obligations environnementales, tandis qu’un moratoire a été accordé à certains opérateurs pour régulariser leur situation administrative.

Les échanges ont aussi porté sur les opérations de contrôle menées dans le Lualaba et le Haut-Katanga au sein de la filière cupro-cobaltifère artisanale.

Selon le ministre, plusieurs irrégularités ont été identifiées, notamment des insuffisances liées à la traçabilité des minerais, au respect des normes environnementales ainsi qu’aux obligations administratives et juridiques des entités de traitement.

À travers cette audition, le gouvernement tient à rassurer sur sa volonté de mieux structurer un secteur stratégique pour l’économie congolaise, alors que les minerais critiques occupent une place centrale dans les chaînes mondiales de transition énergétique.

Pour plusieurs analystes miniers, le véritable enjeu sera désormais la capacité des autorités à faire respecter efficacement les nouvelles règles de contrôle et à limiter l’influence persistante des circuits informels dans l’exploitation artisanale des minerais en RDC.

DecryptEco

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