Le gouvernement congolais s’approprie dorénavant de l’Accord de facilitation des investissements pour le développement (AFID). Le dossier s’inscrit dans la dynamique d’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo, renseigne le compte rendu de la 86e réunion du Conseil des ministres, ténue le vendredi 10 Avril 2026.
Le Ministre Julien Paluku a rappelé que cet accord vise à encadrer les relations entre les pouvoirs publics et les investisseurs en renforçant la transparence des règles, en simplifiant les procédures administratives et en réduisant les délais de traitement. Il prévoit également l’harmonisation des pratiques au niveau international et l’appui technique aux pays en développement.
Les investissements directs étrangers sont considérés comme un levier important pour soutenir l’économie nationale. Ils contribuent au développement des secteurs agricole, industriel, minier et des services, tout en favorisant une production plus structurée et à plus forte valeur ajoutée. Cette orientation répond à la nécessité de satisfaire la demande intérieure et de mieux positionner l’offre congolaise sur les marchés régionaux et internationaux.
La mise en œuvre de cet accord repose sur la poursuite des réformes engagées. Celles-ci portent notamment sur la modernisation de l’administration publique, le renforcement de la transparence et la lutte contre la corruption. Ces éléments restent déterminants pour sécuriser les investissements et améliorer la crédibilité du pays.
À cet effet, un programme multisectoriel est en cours d’élaboration afin de soutenir cette démarche. Il doit servir de cadre à l’action publique et accompagner les priorités de transformation économique.
Selon plusieurs experts du secteur, l’efficacité de cette orientation dépendra de sa mise en œuvre concrète. Ils soulignent que la simplification des procédures et la stabilité des règles sont des facteurs déterminants pour attirer durablement les investisseurs. Ils insistent également sur la nécessité de renforcer les capacités administratives et de garantir une application rigoureuse des réformes annoncées, afin d’éviter les écarts entre les engagements et la pratique.
DecryptEco
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