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Afrique : André Wameso participe aux réflexions sur les monnaies numériques et les risques climatiques aux 60 ans de la Banque centrale de Tanzanie

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  • À Dar es Salaam, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a pris part aux échanges sur les monnaies numériques, l’intelligence artificielle, les systèmes de paiement et les risques climatiques lors du 60ᵉ anniversaire de la Banque centrale de Tanzanie

  • Cette participation intervient dans un contexte où la RDC poursuit la modernisation de son système financier et engage plusieurs réformes destinées à renforcer la stabilité financière, l’inclusion bancaire et le développement des marchés de capitaux.

La Banque centrale de Tanzanie a célébré, ce vendredi 12 juin 2026 à Dar es Salaam, le 60ᵉ anniversaire de sa création lors d’une cérémonie officielle présidée par la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan. L’événement a réuni plusieurs gouverneurs de banques centrales ainsi que des responsables du secteur financier venus de différents pays africains.

La République démocratique du Congo y était représentée par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki, qui a pris part aux activités organisées autour de cette commémoration.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette rencontre a constitué un espace d’échanges sur les transformations qui redessinent aujourd’hui les missions des banques centrales. Les discussions ont notamment porté sur la numérisation des services financiers, les monnaies numériques de banque centrale (MNBC), l’intelligence artificielle, la cybersécurité ainsi que la modernisation des infrastructures de paiement.

Ces évolutions modifient progressivement les modes de circulation de la monnaie, les habitudes de paiement et les mécanismes traditionnels de transmission de la politique monétaire. Elles conduisent également les autorités monétaires à adapter leurs cadres réglementaires et leurs outils de supervision afin de répondre à l’émergence de nouveaux risques technologiques et financiers.

Les participants ont également examiné l’impact croissant des changements climatiques sur les économies et les systèmes financiers. Désormais, les risques environnementaux sont de plus en plus intégrés dans les analyses relatives à la stabilité financière, à la résilience bancaire et à l’évaluation des risques macroéconomiques.

Pour la RDC, ces débats interviennent dans un contexte de transformation du secteur financier. La Banque centrale du Congo poursuit plusieurs chantiers visant à renforcer la solidité du système bancaire, à encourager l’utilisation des paiements électroniques et à améliorer l’inclusion financière. Ces efforts s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures financières du pays.

La participation d’André Wameso à Dar es Salaam intervient également alors que la RDC franchit une nouvelle étape dans le développement de son marché financier. La veille de ce symposium, le Sénat a déclaré recevable le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa, une réforme appelée à élargir les sources de financement de l’économie et à favoriser la mobilisation de l’épargne nationale.

Dans cette perspective, les échanges consacrés aux innovations monétaires, aux infrastructures numériques et au développement des marchés financiers présentent un intérêt particulier pour les autorités congolaises. La construction d’un marché financier moderne repose en effet sur des systèmes de paiement efficaces, un cadre réglementaire robuste et des mécanismes de supervision adaptés aux évolutions technologiques.

Au-delà des enjeux nationaux, la présence du gouverneur de la BCC illustre la volonté de la RDC de participer davantage aux réflexions qui façonnent l’avenir de la finance africaine. Dans un environnement marqué par l’accélération de la transformation numérique, l’émergence de nouvelles technologies financières et la montée des risques climatiques, les banques centrales sont appelées à jouer un rôle de plus en plus large dans l’accompagnement du développement économique.

À Dar es Salaam, les échanges n’ont donc pas seulement porté sur la célébration de six décennies d’existence de la Banque centrale de Tanzanie. Ils ont également permis d’explorer les défis qui façonneront la souveraineté monétaire, la stabilité financière et la compétitivité des économies africaines au cours des prochaines années.

DecryptEco

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