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RDC : la BCC propose des mesures pour soutenir le franc congolais

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Invité à la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres du vendredi 3 avril 2026, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dressé un tableau globalement stable de la conjoncture économique, tout en alertant sur plusieurs risques extérieurs.

Sur le front des prix, l’inflation reste contenue mais montre une légère progression. Au cours de la quatrième semaine de mars, elle s’est établie à 0,20 %, contre 0,19 % une semaine plus tôt. Sur l’ensemble du mois, elle atteint 0,71 %, en hausse par rapport à février (0,59 %). Cette évolution traduit une pression modérée sur les prix des biens et services, sans emballement à ce stade.

Du côté du marché des changes, le franc congolais connaît une dépréciation limitée. Le taux indicatif s’est fixé à 2 284,36 CDF pour un dollar, tandis que le marché parallèle a affiché 2 303,75 CDF. En rythme hebdomadaire, cela correspond à un recul de 0,38 % à l’indicatif et de 0,07 % au parallèle. Autrement dit, la monnaie nationale se replie légèrement, mais sans mouvement brusque.

Cette relative stabilité s’explique en partie par un environnement international encore favorable aux matières premières exportées par la RDC. Les cours mondiaux restent bien orientés. Toutefois, plusieurs signaux de tension apparaissent. La baisse de la production pétrolière dans certains pays du Golfe pousse les prix au-delà de 100 dollars le baril, ce qui renchérit les coûts énergétiques. À cela s’ajoutent la hausse du transport maritime et les menaces sur certaines infrastructures au Moyen-Orient, susceptibles de perturber les chaînes d’approvisionnement.

Face à ces facteurs, la Banque centrale recommande de consolider la stabilité monétaire et de soutenir la demande en franc congolais, notamment en exigeant le paiement des impôts, taxes et redevances en monnaie nationale. Elle insiste aussi sur la nécessité de surveiller les prix des carburants et les coûts logistiques, qui influencent directement l’inflation, ainsi que de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique.

Dans ce contexte, l’économie congolaise reste sur une trajectoire maîtrisée, mais dépendante d’un environnement international de plus en plus incertain.

DecryptEco

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