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Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a reçu mardi 11 août 2026 une délégation de la fintech kényane Pesaflow autour de solutions de digitalisation des services publics, notamment les registres numériques des entreprises.
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Cette démarche intervient alors que la RDC structure progressivement son marché des services numériques et attire des entreprises africaines spécialisées dans les paiements, l’automatisation administrative et la gestion des données.
Le marché numérique congolais continue de susciter l’intérêt des entreprises technologiques africaines. Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, a échangé, le mardi 12 Août 2026 avec une délégation de Pesaflow conduite par son directeur Jovis Omondji Okoth.
Les discussions ont notamment porté sur la digitalisation des services publics et les registres numériques des entreprises.
Ces outils peuvent permettre de centraliser les informations administratives, d’automatiser certaines procédures et de faciliter les interactions entre l’État, les entreprises et les usagers.
Basée au Kenya, Pesaflow se positionne sur trois segments : les paiements numériques, la digitalisation du secteur public et les technologies de gestion de l’identité. L’entreprise présente notamment eCitizen, la plateforme kényane de services publics numériques, parmi ses principaux projets et affirme avoir déjà fourni des solutions dans plusieurs pays africains, dont la RDC.
L’intérêt pour le marché congolais intervient au moment où Kinshasa accélère la structuration de son économie numérique. En mars 2026, le ministère a fixé les conditions d’autorisation et de déclaration applicables aux entreprises congolaises et étrangères souhaitant proposer des services numériques sur le territoire national.
Le potentiel dépasse les seuls services administratifs. Selon le FMI, le taux d’inclusion financière en RDC a dépassé 50 %, notamment grâce au développement des solutions de paiement mobile et au renforcement des infrastructures de paiement électronique.
Pour les fintechs, cette évolution élargit les débouchés vers les paiements publics, la collecte des recettes, l’identification numérique, les registres administratifs et l’automatisation des transactions.
En avril, Augustin Kibassa avait d’ailleurs participé à Washington à des discussions consacrées à la digitalisation des paiements et à la mobilisation des recettes intérieures.
Le positionnement de Pesaflow montre ainsi que la transformation numérique de l’administration devient aussi un marché technologique.
Pour la RDC, la prochaine étape consiste à transformer cet intérêt en solutions interopérables, sécurisées et adaptées aux besoins des administrations, tout en maintenant la maîtrise des données publiques.
DecryptEco
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