-
L’autorité de régulation vérifie la conformité des pratiques de sous-traitance chez Kipushi Corporation Mining, Boss Mining, Ruashi Mining et SOMIKA.
-
Les contrôles portent notamment sur les délais de paiement, la publication des appels d’offres et la transparence des marchés attribués aux entreprises congolaises.
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, « ARSP », renforce ses contrôles dans les entreprises minières du Haut-Katanga. Son directeur général, Ted Beleshayi, a conduit une série de missions auprès de Kipushi Corporation Mining, Boss Mining, Ruashi Mining et de la Société minière du Katanga, « SOMIKA ».
Cette opération vise à vérifier l’application de la législation congolaise sur la sous-traitance, qui réserve en principe ces activités aux entreprises à capitaux congolais promues par des Congolais.
La loi du 8 février 2017 cherche ainsi à favoriser le développement des petites et moyennes entreprises nationales et à protéger la main-d’œuvre locale.
À Kipushi Corporation Mining, l’ARSP a insisté sur l’intégration effective des entrepreneurs congolais dans la chaîne de valeur minière.
L’objectif affiché est de permettre aux sociétés locales de décrocher des contrats, d’accroître leurs capacités techniques et de devenir des acteurs industriels durables.
Chez Boss Mining, la mission a porté sur la reprise des contrôles et l’examen des contentieux antérieurs. L’autorité a également rappelé la nécessité de respecter les délais contractuels de paiement des sous-traitants.
Les retards fragilisent particulièrement les PME, qui disposent souvent d’une trésorerie limitée pour payer leurs employés, acheter des équipements et poursuivre leurs prestations.
À Ruashi Mining, les échanges ont concerné la clôture du contrôle relatif à l’exercice 2025. L’entreprise a été appelée à publier ses appels d’offres sur la plateforme officielle de l’ARSP.
Ce portail rassemble les possibilités de sous-traitance et permet aux entreprises intéressées d’accéder plus facilement aux marchés disponibles.
Les vérifications se poursuivent également à SOMIKA. Elles concernent la fiabilité des déclarations transmises à l’autorité ainsi que la conformité des opérations confiées aux sous-traitants.
Ces descentes permettent à l’ARSP de comparer les contrats, les paiements, les appels d’offres et les entreprises réellement bénéficiaires des marchés.
L’efficacité de cette démarche se mesurera toutefois à la régularisation des manquements constatés et à l’augmentation des contrats effectivement exécutés par des sociétés congolaises compétitives.
DecryptEco
Laisser un commentaire