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RDC : le Sénat valide un budget 2026 revu à la baisse de 6,4%, à 50.886,3 milliards de FC

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  • Face à des ressources revues à la baisse, le gouvernement ajuste ses prévisions, réduit les investissements et réorganise ses priorités pour préserver l’équilibre des finances publiques.

  • Le budget 2026 est revu à la baisse de 6,4 %, avec un recentrage des dépenses qui illustre les arbitrages imposés par le poids croissant du service de la dette et les impératifs de discipline budgétaire.

Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, après l’accord trouvé en Commission mixte paritaire avec l’Assemblée nationale. Le texte, désormais approuvé dans les mêmes termes par les deux chambres, revoit les équilibres des finances publiques en fonction de l’évolution de la conjoncture.

L’enveloppe du pouvoir central est ramenée à 50.886,3 milliards de francs congolais, contre 54.335,8 milliards prévus dans la loi de finances initiale. Une contraction de 6,4 %, qui traduit un ajustement des prévisions budgétaires aux ressources effectivement mobilisables.

Les recettes demeurent principalement constituées du budget général, à hauteur de 45.420,8 milliards de FC. Les budgets annexes représentent 892,1 milliards, tandis que les comptes spéciaux sont évalués à 4.553,4 milliards.

Le réaménagement concerne également les dépenses. Les crédits d’équipement enregistrent la plus forte baisse, avec 55,4 %, devant les remboursements du capital de la dette publique, en recul de 2,4 %. À l’inverse, les frais financiers progressent de 27,1 %, les prestations de 18,3 % et les transferts de 4,1 %.

Pour plusieurs économistes, ce type de collectif budgétaire répond avant tout à un impératif de crédibilité des finances publiques : mieux vaut ajuster les prévisions en cours d’exercice que maintenir un budget devenu difficilement exécutable.

Mais ils soulignent également qu’une réduction marquée des dépenses d’investissement peut peser sur la croissance à moyen terme si elle se prolonge.

À ce niveau, ils soulignent que le défi consiste donc à restaurer les équilibres budgétaires sans compromettre les investissements nécessaires à la transformation de l’économie.

Cette approche rejoint les recommandations récentes du FMI, qui plaide pour un assainissement budgétaire progressif, accompagné d’une meilleure mobilisation des recettes et d’une protection des dépenses prioritaires d’investissement et de développement.

DecryptEco

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