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Monde : la demande mondiale de gaz devrait se contracter en 2026 sous l’effet des tensions sur l’offre (AIE)

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  • Selon le dernier rapport trimestriel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), publié le 7 juillet 2026, la demande mondiale de gaz naturel devrait reculer de 0,5 %, soit près de 20 milliards de mètres cubes (Gm³) cette année. Il s’agirait de la troisième baisse annuelle enregistrée depuis le début de la décennie, après celles de 2020 et 2022. 

  • Pour l’AIE, ce repli ne traduit pas un manque de besoins énergétiques, mais résulte principalement des perturbations de l’offre provoquées par le conflit au Moyen-Orient, de la flambée des prix du gaz naturel liquéfié (GNL) et du recours croissant à d’autres sources d’énergie, notamment les renouvelables et, dans certains pays, le charbon.  

La crise au Moyen-Orient a profondément bouleversé le marché mondial du gaz. La fermeture de fait du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitait près de 20 % du commerce mondial de GNL, a fortement réduit les flux d’approvisionnement et accentué la volatilité des prix. Même si un accord intérimaire entre les États-Unis et l’Iran a permis une reprise progressive du trafic, les volumes restent inférieurs à leur niveau d’avant-crise.

Face à cette tension, plusieurs grands marchés ont réduit leur consommation.

En Asie, la demande de gaz devrait diminuer de 0,5 % en 2026, avec une baisse estimée à 4 % en Chine entre mars et juin. En Europe, la consommation reculerait de plus de 2 %, portée par une production accrue d’électricité renouvelable et des prix du gaz durablement élevés.

Au Moyen-Orient, la demande devrait chuter d’environ 4 %, une première depuis 1993, en raison des dommages subis par les infrastructures de production et des difficultés rencontrées par les industries fortement consommatrices de gaz.

Pour limiter les effets de cette crise, de nouveaux projets de liquéfaction en Amérique du Nord, en Afrique et en Australie devraient apporter près de 50 milliards de mètres cubes supplémentaires en 2026.

Cette hausse de la production devrait compenser une partie des pertes enregistrées dans le Golfe, sans toutefois suffire à relancer la consommation mondiale.

Cette contraction s’inscrit dans une évolution plus profonde du marché mondial de l’énergie.

Depuis plusieurs années, la demande de gaz est devenue plus sensible aux chocs géopolitiques, aux prix internationaux et à la montée des énergies renouvelables.

La baisse attendue en 2026 intervient après celles observées en 2020, lors de la pandémie de Covid-19, puis en 2022, à la suite de la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine.

Elle confirme que le gaz, longtemps considéré comme le principal combustible de transition, évolue désormais dans un environnement où la sécurité d’approvisionnement et la diversification des sources d’énergie pèsent autant que la croissance de la demande.

DecryptEco

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